De « défenseure » des valeurs de Liberté, de Fraternité, de Solidarité et de Justice à une ardente défenseure de crimes contre l’humanité

Christine Niyonsavye lors de sa candidature aux élections municipales à RIXENSART en Belgique en tant que candidate du groupe UC-PS

 

La Liberté, Fraternité, Solidarité et de Justice. Tels sont les valeurs du groupe UC-PS de Rixensart et ce sont les valeurs que Christine Nina Niyonsavye, l’actuelle ambassadrice du Burundi en France s’était engagée de défendre quand elle était candidate du Parti Socialiste Belge aux élections municipales de 2012 dans la municipalité de Rixensart.

Citoyenne belge d’origine burundaise, cette mère de 3 enfants lors de sa campagne électorale à Rixensart citait la  solidarité et fraternité, la justice et égalité devant la loi, la démocratie et la liberté comme des valeurs qui la tenaient le plus à cœur lors de ces élections. Huitième sur la liste des candidats du  groupe UC-PS (Union communale-Parti socialiste), un groupe issu d’un idéal de gauche et qui s’est constitué à la veille des élections de 2006, Christine Niyonsavye disait vouloir « promouvoir la visibilité positive des immigrants par le développement  des programmes  de  promotion et de soutien d’une intégration socio-économique productive basée sur  des  valeurs humaines portées par chaque communauté  et particulièrement la solidarité comme  marque de grandeur »

Extrait du site web du groupe UC-PS montrant la littérature de compagne électorale de Christine Niyonsavye dans la municipalité de RIXENSART en Belgique

Aujourd’hui, en tant que citoyenne burundaise, elle représente le gouvernement de son pays natal à Paris. Un gouvernement qui est accusé par la Commission des Nations Unies d’enquête sur le Burundi de commettre des crimes contre l’humanité contre ses propres citoyens. Non seulement elle représente ce gouvernement, mais elle semble avoir renoncé à toutes ces valeurs humaines qu’elle défendait quand elle était candidate en Belgique. En tout cas c’est ce que lui reprochent ses critiques qui pointent leur doigt à une sortie médiatique qu’elle vient de faire sur France 24.

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Pour ceux qui ont suivi son intervention sur France 24, il est très difficile de reconnaître cette candidate du Parti Socialiste Belge, qui prêchait la solidarité, fraternité, égalité, justice, démocratie et liberté comme des valeurs qui la tenait à cœur. Du coup, comme si elle n’a jamais cru en toutes ces valeurs, elle justifie des cas de disparitions forcées (des cas qui sont très bien documentés) en grande majorité imputables aux services secrets burundais, comme des cas de disparitions volontaires. Elle décrit ces cas comme « des personnes qui disparaissent de manière volontaire, qui partent et on les retrouve pas, et des années plus tard on les retrouve soit dans d’autres pays quand ils ont changé de noms, quand ils ont décidé d’eux même de disparaître ». 

Elle décrit les jeunes Imbonerakure que l’ONU qualifie de milice, comme une jeunesse bien disciplinée, une jeunesse qui qui « n’a pas été ramassée dans la rue », donc une jeunesse exemplaire. Elle se refuse même de reconnaître ne fut-ce que « quelques cas de dérapages » comme le font souvent les autres dignitaires du parti CNDD-FDD quand ils sont confrontés aux questions d’abus commis par les Imbonerakure. Ainsi, toujours selon ses critiques elle aurait ôtée la veste de défenseure des valeurs humaines aussi défendues par son ancien parti Socialiste pour épouser une idéologie de négation du crime qui semble caractériser son nouvel parti, le CNDD-FDD, un parti qui est au pouvoir dans son pays d’origine.

VIDÉO à regarder:  Christine Nina Niyonsavye, ambassadrice du Burundi à Paris: La milice Imbonerakure sont des jeunes disciplinés et les disparitions forcées n’existent pas au Burundi

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