Le Burundi dénonce les résultats de la Commission d’enquête de l’ONU

72 eme Débat général - 23 septembre 2017 - H.E. Alain Aimé NYAMITWE Ministre des affaires étrangères et Coopération internationale du BURUNDI

 

A la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Burundi a condamné samedi les conclusions du dernier rapport de la Commission d’enquête de l’ONU et les sanctions internationales à son encontre.

Le Ministre des affaires étrangères du Burundi, Alain Aimé Nyamitwe a qualifié le dernier rapport de la Commission de « démonstration de la manipulation des mécanismes du Conseil (des droits de l’homme) par certains groupuscules ».

Dans un rapport présenté début septembre, la Commission d’enquête indépendante de l’ONU sur le Burundi a indiqué disposer de « motifs raisonnables » pour conclure que des « responsables au plus niveau de l’Etat » du Burundi ont perpétré des crimes contre l’humanité.

M. Nyamitwe a déploré que les droits de l’homme soient devenus « un outil de domination », affirmant que certains États étaient en train de « faire dévier le Conseil des droits de l’homme des objectifs assignés par l’Assemblée générale ».

« Le Burundi réitère sa main tendue à la coopération avec les instances de I’ONU, mats sur des bases claires, justes et prévisibles, et surtout qui respectent les choix effectués par les Burundais eux-mêmes en matière de gouvernance et de développement », a déclaré le Ministre.

Dans son intervention devant les Etats membres de l’Organisation, M. Nyamitwe a également invité les « fonctionnaires indélicats » du Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR), « ceux-là même qui endoctrineraient les réfugiés à ne pas rentrer, de cesser cet exercice malsain » et déploré que « les sanctions de l’Union Européenne privent le pays de ressources très importantes ».

Plus généralement, les sanctions unilatéralement imposées contre les États en développement en général et africains en particulier devraient être bannies du système international « dans la mesure où elles perpétuent les injustices traditionnelles et violent le principe sacro-saint de l’égalité souveraineté », a expliqué M. Nyamitwe.

Plaidant pour le principe de non-ingérence et le respect de la souveraineté des Etats, le Burundi a critiqué « certains Etats-membres » de l’ONU qui, « encore au 21e siècle, se permettent d’intervenir dans des pays en voie de développement ».

 

Source: Centre d’actualités de l’ONU

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