Souveraineté nationale et partenariat avec d’autres que l’occident: Le miracle tant espéré de cette combinaison n’a pas eu lieu

 

Malgré le déni des communicants de Bujumbura l’économie burundaise est totalement décimée. Une économie qui dépend de l’importation de presque tous les produits clés dont a besoin le pays pour fonctionner et produire a besoin de devises. Or ces devises manquent cruellement à Bujumbura. 

Il n’y a pas de pénurie de devises au Burundi

Voilà le message de Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances. Tout en reconnaissant que la quantité des réserves de change a chuté depuis 2015 après le gel des aides financières par les bailleurs traditionnels du Burundi dont la Belgique et l’UE, il déclare que « Les devises sont en quantité suffisante que ce soit à la banque centrale ou dans les banques commerciales. »  et que ce gel d’aide «n’aie pu empêcher le pays de continuer à se procurer tout ce dont il avait besoin pour le fonctionnement.»

Ce qu’il ne veut admettre est que des opérateurs économiques qui cherchent des devises pour faire des importations peinent a trouver des quantités suffisantes et que même pour avoir ces petites quantités dont dispose le pays, il faut attendre des semaines voire des mois. Les petits commerçants que acheter leurs produits dans les pays limitrophes et pays arabes ne peuvent même pas trouver ces petites quantités de devises auxquelles ont accès ces grands opérateurs économiques. Ainsi le franc burundais continue de perdre sa valeur, l’inflation s’empire et la vie devient de plus en plus intenable.

Une politique de déni et de tromperie de la masse paysanne

Le régime de Bujumbura semble avoir adoptee une stratégie de déni de toute existence de crise économique. Tous les communicants du pouvoir de Bujumbura chantent d’une même voix que l’économie va très bien ou toit au moins autant bien qu’avant la crise de 2015. Le discours de autorites va dans la même ligne: le burundi va très bien n’en déplaise à l’UE et la Belgique, deux ennemies jurées de Bujumbura. Or les statistiques macroéconomiques du pays  peignent un sombre tres tableau. Selon le PNUD, même avant la crise de 2015, la croissance économique au Burundi était très faible, peu inclusive et peu créatrice d’emplois.

Cela s’explique parce qu’elle est tirée essentiellement par des capitaux étrangers qui ne sont pas des investissements, mais plutôt des aides. Les moteurs de cette croissance ne lui permettent pas d’être durable. Ainsi par exemple en 2013,  la croissance économique était en moyenne de 1 %, alors que la croissance démographique continuait de dépasser les 3 %. En 2014, la croissance économique s’était élevée à 4.5 % en 2014  et s’est contractée de 3.9 %  dans la deuxième partie de 2014 avant de connaître  un taux négatif en 2015 avec une légère reprise en 2016 (0.9 %).

Il est donc clair qu’une économie dont toute croissance dépend complètement des aides financières externes ne peut pas se permettre d’aliéner les bailleurs de fonds sans se suicider. Or c’est exactement cela que font les dirigeants actuels.  Les fiers ambassadeurs du Burundi insultent tout le monde pour défendre leur maitres de Bujumbura  mais oublient qu’on ne peut pas extraire des aides en insultants ses partenaires.

Il n’y a pas que l’occident qui peut nous aider

Tel est le message de Bujumbura depuis 2015. Ils allaient se chercher d’autres partenaires économiques et bailleurs de fonds pour montrer à l’occident que le Burundi peut vivre sans leur saides. Ainsi une barrage d’insultes et gueguerre de mots contre l’UE et la Belgique, ses anciens alliés et bailleurs furent déclenchées. Tous les protocoles diplomatiques furent jetés de côté. Des tweets, des discours, des injures qui se rivalisant dans la virulence émanèrent de tous les coins du parti au pouvoir. Des bulletins presque hebdomadaires sont lus sur les antennes de la radio télévision du régime de Bujumbura par le fameux Gélase Ndabirabe qui fut secrétaire du parti CNDD-FDD; Willy Nyamitwe, le très habile communicant du régime recruta  une armée pour re-twitter ses déclarations chargées d’insinuations injuriantes et moqueuses contre l’UE et la Belgique

Pendant ce temps, Alain Aimé Nyamitwe le très taciturne ministre des relations extérieures, également frère  de Willy Nyamitwe du communicant en chef du régime de Bujumbura sillonne capitale apres capitale. Il fait tout pour courtise les ennemis traditionnels de l’occident. Il visite l’Iran, le Cuba, la Russie et autres dont les intérêts ne sont pas exactement alignés à ceux de l’occident. Par ces visites il voulait sans doute accomplir  deux missions: signaler à l’occident qu’il risque de perdre son influence au Burundi  au profit des pays peu fréquentables, et générer une sorte de sympathie auprès des ces pays renégats  enfin de se créer une nouvelle ligne d’aide financière qui ferait vivre le Burundi le temps que l’UE et la Belgique se rendent compte de leur perte pour revenir avec des pannier d’euros pour racheter leur influence au Burundi

Evidemment, cette stratégie a été un total échec.  L’EU et la Belgique ont bien compris que des pays comme l’Iran, la Russie ou la Chine ne peuvent pas facilement débloquer des aides financières pour aider un pays qui ne comptent pas pour grand chose dans leur intérêts géopolitiques. Bien plus, le Burundi n’a pas grand chose à offrir économiquement que ses mines. Or ces mines restent largement inexploitable à cause du manque criant d’énergie, d’une main d’oeuvre qualifiée et des voix de transports fiables. Ainsi donc, le miracle tant espéré de  cette combinaison de souveraineté nationale et de partenariat autre que l’occident n’a pas eu lieu. Les conséquence de cette arrogance aveugle et ce cette erreur de jugement sont font sentir aujourd’hui au Burundi. Les médicaments manquent et le pétrole se fait rare. Les conséquences de l’arrêt des aides étrangères se font sentir de plus en plus car les projets qui étaient financées par l’UE et la Belgique et qui étaient en cours d’exécution touchent à leur fin. Donc le robinet qui qui continuaient  à couler à Bujumbura le peu de devises est entrain de tarir maintenant.

 

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