Diaspora burundaise: Une « Nyakurisation » de la diaspora en une république parallèle dirigée par Japhet Legentil Ndayishimiye

 

Le processus de Nyakurization qui a détruit les partis politiques au Burundi et le tissu démocratique burundais vient d’atteindre une nouvelle étape. Le régime de Bujumbura par le biais d’un certain Japhet Legentil Ndayishimiye qui se présente comme président d’une nouvelle entité (la diaspora burundaise) est entrain de mettre sur place une « république » parallèle au sein de la diaspora. Des nominations par décrets « présidentiels » tombent comme une pluie torrentielle.

Il nome des présidents des diasporas burundaises dans differents pays. Et pour être nommé(e), il faut absolument être un(e) inconditionnel(le) de la cause du parti présidentiel. Le/la candidat(e) idéal(e) doit croire qu’il y a un complot international contre le régime de Bujumbura, ce(tte) candidat(e) doit croire que le Burundi est le pays le plus sécurisé et que Nkurunziza est le président le plus performant et plus panafricaniste que tous les autres présidents africains, il faut absolument croire que le Burundi est au premier rang du panafricanisme activiste qui cherche à se défaire de toute influence occidentale, il faut croire comme fer que le retrait du Burundi de la CPI est un exemple de ce panafricanisme de Nkurunziza.

Une de ces candidats, est la fille du très puissant communicant du régime de Bujumbura, Willy Nyamitwe. Gynis Nyamitwe représente la diaspora de la république populaire de Chine. Elle a été nommée par décret « présidentiel » du très puissant président de toute la diaspora burundaise du monde entier, Japhet Legentil Ndayishimiye. Pas d’élection mais des décrets pour nommer des présidents de la diaspora dans chaque pays du monde comme les ordonnances d’un certain Edouard Nduwimana qui fut ministre de l’intérieur qui nommait les présidents des partis politiques par ordonnances ministérielles.

La stratégie semble bien pensée. Elle a été mûrie lors des pèlerinages de cette diaspora au pays natale, sous la supervision du très puissant parti présidentiel, le CNDD-FDD.

Sauf que la diaspora burundaise n’est pas une entité homogène qui peut se faire contrôler facilement par des présidents nommés par des « décrets présidentiels ». La diaspora burundaise est aussi complexe que leur terre d’origine, le Burundi. Mais quelle que soit sa complexité, elle n’aura pas à recourir aux services de médiation du très respecté Mkapa, non plus se laissera t-elle faire par un Edouard Nduwimana (Japhet Legentil Ndayishimiye) car en plus de sa complexité, elle est aussi très intelligente; et surtout très indépendante.

 

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