Le présidence vient de le confirmer: Un nombre important d’officiers continue de fuir l’armée

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, marche avec des responsables militaires pendant le jour de l'indépendance. Malgré les critiques à la maison et à l'étranger, le président défie une limite à deux termes et court pour un troisième mandat dans une élection prévue pour la mi-juillet

« La paix au Burundi est totale ». C’est le message communiqué chaque jour par le régime dictatorial de Bujumbura. Le pouvoir en place au Burundi vient même d’organiser une course pour la paix en vue de prouver que la sécurité est totale.

Malgré tous ces efforts pour présenter le Burundi comme un pays très sûr et stable, un regard plus attentif révèle tout sauf la paix et la stabilité: des citoyens paisibles continuent d’être tués, disparus et abusivement emprisonnés par les services de sécurité de l’Etat.

En outre, la perspective de la guerre plane toujours sur le Burundi. Une autre preuve de cette menace de guerre vient d’être confirmée par un décret présidentiel. Plus de 20 officiers de l’armée de haut rang qui ont fui l’armée viennent d’être exclus de l’armée. Selon certaines sources au sein de l’armée, le nombre d’officiers de l’armée qui ont quitté l’armée est beaucoup plus grand que les 20 qui viennent d’être officiellement exclus de l’armée par Pierre Nkurunziza.

Qu’un tel nombre d’officiers de haut rang de l’armée continuent de quitter l’armée et de fuir leur pays est un mauvais signe pour la paix. La majorite de ceux qui continuent de fuir l’armée sont des officiers hautement compétents, dont la majorité sont des Tutsis et des membres de l’armée pré-Arusha connue sous le nom de FAB. Le reste sont des anciens de la rébellion FDD (branche armee du parti au pouvoir au Burundi) qui, contrairement à leur homologues qui veulent s’accrocher au pouvoir à tout prix, ne sont pas prêts à laisser les burundais mourir de faim, de maladie, de misère et de guerre pour protéger un petit groupe d’anciens rebelles qui ont une faim insatiable de pouvoir

Ces fuites d’officiers de l’armée devrait inquiéter le régime en place au Burundi. Chanter la paix ne rend pas un pays sûr, celle-ci découle des mesures spécifiques et pragmatiques (politiques, économiques ou autres) pour l’intérêt du pays; des mesures que la dictature au pouvoir au Burundi semble réticent à prendre.

2 Commentaires sur "Le présidence vient de le confirmer: Un nombre important d’officiers continue de fuir l’armée"

  1. Ne dit-on pas qu’il faut « garder tes amis près de soi, et tes ennemis encore plus près »?? Ibikurikira bishobora kuba bibi si cette vague de désertion continue

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