L’opposition politique au Burundi est contre la révision de la constitution

Les acteurs politiques opposition alertent la communauté internationale sur une démarche dangereuse et qui pourra compromettre la paix et la stabilité au Burundi et dans la sous-région.

Dans une correspondance sortie samedi de la semaine passée, ces acteurs politiques du FNL de la coalition Amizero y’abarundi, de l’UPRONA non reconnu par le gouvernement et du parti MRC- Rurenzangemero s’insurgent contre l’amendement de la loi mere . Leur correspondance s’adresse à la communauté Est-Africaine, à l’union africaine et aux nations unies. L’objet de cette correspondance est: “alerte internationale sur une entreprise dangereuse de révision de la constitution au Burundi ». Dans leur correspondance, ces acteurs politiques disent que cette démarche ne vise que l’enterrement définitif des accords de paix et de réconciliation d’Arusha.

Pour ces hommes politiques, les conséquences de cette démarche seront énormes pour le Burundi en particulier et la sous-région, surtout les pays des grands lacs. Une démarche dictée par la volonté de Pierre Nkurunziza de se pérenniser au pouvoir, et qui vise a contourner ou se débarrasser de toutes réglementations en vigueur au Burundi qui pourraient gêner son projet de prolonger sa présidence. Une des considerations qui semblent n’avoir pas été prises en compte est l’article 299 de la constitution qui prévoit que la constitution ne peut pas être objet de révision quand il n’y a pas la paix et la stabilité dans le pays.

La démarche entamée par le régime de Nkurunziza selon ces acteurs politique est également contre le pacte international relatif aux droits civils et politique pourtant ratifié par le Burundi le 14 mars 1990 et qui fait partie intégrante de la constitution puisque consacré par l’article 19 de cette même constitution. Selon l’opposition politique, la révision de la constitution vise l’installation au Burundi d’un régime purement totalitaire. Ces acteurs politiques demandent à la communauté internationale d’user de son influence pour stopper ce forcing de Nkurunziza et le contraindre au dialogue avec tous les acteurs politiques pour un réel retour de la paix au Burundi. Au cas contraire ces acteurs alertent que NKURUNZIZA et sa clique vont commettre l’irréparable au Burundi et dans la sous-région. Ont reçu une copie de cette correspondance, tous les présidents des pays de la communauté est africaine.

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