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Bujumbura face “aux cauchemars” d’arrêter l’Ex-président Pierre Buyoya.


Pierre Buyoya, ancien president du Burundi

A Pile ou Face, le pouvoir de l’Aigle jure ses grands dieux de fourrer en geôle l’Ex-président Pierre Buyoya, actuel Haut Représentant de l’union Africaine pour le Mali et le Sahel. La justice burundaise lui reproche d’être parmi les assassins du Président Melchior Ndadaye.

Séance tenante du 32eme sommet des Chefs d’Etats de l’Union Africaine tenu à Addis-Abeba ce Dimanche 10 Février 2019, une note de mis au point sur le mandat d’arrêt contre Buyoya a été distribuée par la délégation burundaise. Dans cette note, on pouvait lire entre autre : « …la quasi-totalité des personnes impliquées dans le putsch étaient des proches collaborateurs du Major pierre Buyoya ».

Celui-ci semble rire à gorge déployée la démarche du pouvoir de Bujumbura dans le traitement du dossier de l’assassinat de Melchior Ndadaye.

Dans un communiqué de deux pages publié dans la fraicheur des faits, l’Ex-Président Buyoya trouve que le pouvoir du CNDD-FDD manque de respect envers les Chefs d’Etats qui se réunissaient à Addis-Abeba : «…cette démarche dénote une méconnaissance des règles de fonctionnements de l’organisation panafricaine et un manque de respect envers la conférence des chefs d’Etats et de Gouvernements africains », lit-on dans ce communiqué.

Selon ce cadre de l’UA, la démarche de la délégation du gouvernement burundais confirme, une fois de plus, que le gouvernement actuel cherche à faire du dossier de l’assassinat du Président de Melchior Ndadaye relève de la manipulation politique et qu’elle n’a de judicaire que le nom.

Le mandat d’arrêt contre l’ancien président Pierre Buyoya a été lancé en début du mois de décembre 2018. Le président de la commission de l’Union Africaine Moussa Faki Mahamat a vite réagi. Il a refusé de nourrir le serpent en son sein en pressant Bujumbura de ne rien faire pour compliquer une crise qui l’est déjà bien assez. Les proches du pouvoir du CNDD-FDD se sont inscrits en faux contre la déclaration du numéro un de la commission africaine.

A titre d’exemple, l’Ambassadeur du Burundi au conseil de sécurité des Nations Unies Albert Shingiro a écrit sur son compte tweeter : « Nous exhortons fermement quelques acteurs de la communauté internationale de cesser de s’ingérer dans des affaires internes du Burundi sans qu’ils soient invités ».

Pour rappel, quatre hauts gradés tutsi de l’armé a la retraite, accusés d’être parmi les auteurs dans le même dossier sont sous les verrous depuis fin novembre 2019.