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Nouveau palais présidentiel: aussitôt achevé aussitôt abandonné


Dénommé la « Versailles » de Bujumbura par certains, le tout nouveau palais présidentiel, un cadeau de la république chinoise au peuple burundais, vient d’être inauguré en l’absence de son principal locataire Pierre Nkurunziza, qui a opté pour le calme de son lieu de Vyerwa.

Après deux ans et 6 mois de construction, la Chine vient de remettre officiellement le nouveau palais aux autorités burundaises ce jeudi 14 février 2019.

La Chine vient-elle de jeter des perles aux pourceaux ?

Financé par la Chine à hauteur de 20 millions d’euros, l’acte de signature de remise et de réception de cet édifice qui est érigé au nord de Bujumbura, dans le quartier de Gasenyi se déroule au lendemain du transfert de la capitale burundaise vers le centre du pays dans la province de Gitega. Un transfert qui dores et déjà suscite une question sur le vrai usage de ce palais puisque son présumé locataire préfère le centre ou nord du pays.

Bujumbura, plein de démons

Une affirmation superstitieuse du numéro un burundais, qui comme ses fidèles croient que la capitale burundaise est pleine de démons. C’est une des raisons qui lui a poussé d’implanter la capitale du pays dans la province de Gitega. Cette affirmation est devenue un slogan qui fait des échos dans toutes les croisades que le couple présidentiel ou son parti organisent à travers tout le pays. Actuellement, le président Nkurunziza ne vient à Bujumbura que rarement pour des missions très particulières.

Une planification et gestion hasardeuses

Une observation que partage le vice-président du parti Sahwanya FRODEBU Monsieur Léonce Ngendakumana. Dans une interview accordée à nos confrères de la Radio Inzamba, Léonce dénonce un manque de planification par le gouvernement de Pierre Nkurunziza. Pour lui, il est incompréhensible que ce palais n’ait pas été érigé dans la ville de Gitega vers où vient d’être placé la capitale politique du Burundi : « …le pays perd dans ses mouvements désordonnés », souligne Léonce Ngendakumana.