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Le CNDD-FDD et le CNL Jouent au chat et à la Souris


Evariste Ndayishimiye président du CNND-FDD et Agathon Rwasa président du CNL

À la main lourde du parti au pouvoir CNDD-FDD, les activités du lancement officiel du nouveau parti Congres National pour la Liberté (CNL) ont été annulées. Visiblement c’est un autre coup de gifle au patron de ce parti Agathon Rwasa.

Avec respect, le principal opposant interne de Bujumbura Agathon Rwasa a, dans l’immédiat, suspendu les préparatifs du lancement officiel de son parti CNL, sur décision du Maire de la ville. Les festivités qui allaient marquées ce premier évènement du CNL auraient lieux ce dimanche le 03 Mars 2019. Apparemment, l’ordre émane du maire de la ville Freddy Mbonimpa mais en réalité ce sont les poids lourds du parti au pouvoir le CNDD-FDD qui décident.

« C’est clair, cette décision émane de certains officiers issus de l’ancienne rébellion du CNDD-FDD au pouvoir et qui n’ont jamais pu malheureusement se départir de leur costume partisan, mais cela ne nous décourage pas, nous allons continuer d’aller de l’avant », a indiqué à l’Agence France Presse Agathon Rwasa.

Dans sa correspondance, le maire de la ville fait comprendre que l’interdiction de cet évènement se base sur « des raisons de sécurité ». Sans turbulence dans ses réactions, fort est de constater que Rwasa Agathon ne se laissera pas mené à la baguette du système en place, qui veut qu’à tout prix, cet opposant mette la clé sous la porte avant même que les élections de 2020 se tiennent. Mais visiblement, sans tambours ni trompettes, Agathon Rwasa est déterminé de continuer sa carrière politique, car pour lui « le bois tordu fait le feu droit ».

Le parti CNL a été agrée mi-février 2019 par le ministère de l’intérieur, à l’issue d’un long bras de fer entre Rwasa Agathon et les autorités burundaises. Quelques heures après avoir reçu l’agrément de son parti, il a indiqué à Jeune Afrique que c’est une première étape mais que c’est travail de titan qui lui attend. Une dizaine de ses partisans ont été déjà interpellés principalement par les jeunes du parti au pouvoir « imbonerakure ».