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Bavures policières: Le haut commandement fait un «mea culpa »


L’Inspection générale de la police nationale vient de donner une série d’instructions en matière de sécuritaire à l’endroit de ses agents. En lisant entre les lignes différentes mesures prises, on s’aperçoit que la police reconnait qu’elle est auteur de multiples violations graves des droits humains.

Aux grands maux les grands remèdes. Les responsables de la police burundaise rejoignent l’opinion qui a toujours dénoncé le comportement de certains agents de la police nationale. Les actes de tortures commises par eux ces derniers jours seraient à l’origine de ces nouvelles instructions. Désormais, « la tuerie des gens, qui sont suspectés d’être des sorciers, doit cesser sans délai et laisser la justice faire son travail.

Les OPJ doivent mener des enquêtes approfondies au lieu de se contenter des aveux », lit-on dans une correspondance du commissaire de police principal Melchiade Ruceke Inspecteur générale de la police nationale.

Suites aux images troublantes qui sont sur les réseaux sociaux montrant certains policiers en train d’infliger des tortures atroces et cruelles aux personnes, la même institution monte sur ses grands chevaux pour punir de façon exemplaire celui qui prendra des images pendant les opérations diverses.

Si l’on comprend bien, les responsables de la police veulent que des personnes soient malmenées sans témoins. Pacifique Nininahazwe une des figures de la société civile qui militent pour le respect des droits humains, estime que la lettre de l’inspecteur général de la police fait suite à des images qui ont circulé récemment et qui ont montré clairement des policiers qui étaient en train de torturer un citoyen de la province de Rumonge. « Cette instruction ne vas pas dans le sens de protéger les citoyens mais elle va dans le sens de la protection des policiers qui commettent des crimes contre les citoyens burundais et cela fait plus de 4ans », indique Pacifique Nininahazwe.

Toutefois cet activiste salue certains éléments de la correspondance, notamment l’interdiction du port des grenades ainsi que le port des uniformes de la police dans des bistrots. « Aucun policier n’a le droit de détenir une grenade, sinon il sera traité comme un criminel. Les policiers qui vont aux bistrots étant en tenues de service et en armes, devrons être punis de façon exemplaire », lit-on dans la lettre de l’inspecteur général de la police.

Que dira encore le porte-parole de la police Pierre Nkurikiye qui, quand des agents de la police commettent des tortures les défend de toute sa dernière énergie. Chaque fois qu’il y ait des bavures policières, celui-ci appelle les médias pour manipuler l’opinion. Il accuse souvent conspiratoirement certains défenseurs des droits humains actuellement en exil en les accusant d’être les vrais commanditaires des tortures arguant que ces derniers veulent des preuves pour la CPI.