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La haine que Nkurunziza nourrit contre les siens n’a d’égal que son empathie pour les autres.


Cela fait près de quatre ans que le Président burundais, Pierre Nkurunziza défraie la chronique par ses pogroms et bien d’autres assassinats macabres et à grande échelle soigneusement planifiés contre son peuple.

Ses crimes indignent toute la planète. L’indignation est d’autant plus totale qu’à cause de lui, les morts se comptent déjà par milliers, les détenus arbitraires par dizaines de milliers et les exilés par centaines de milliers.

Mais curieusement, tout ce sombre bilan ne le fait aucunement sourciller. Il n’a jamais eu la moindre larme face aux massacres en live dont il est invariablement commanditaire.

Au contraire. Pierre Nkurunziza ne rate aucune occasion pour vanter la paix et la sérénité qui règne dans son pays, en interpellant, pour les ramener dans son mouroir, les veinards rescapés qui ont pu passer à travers les mailles du filet policier en prenant la voie de l’exil.

Au lieu de s’en émouvoir, le Président burundais affame et appauvrit les autres. Il les tue donc tous, indirectement.

Criminel à domicile, Pierre Nkurunziza se veut profondément empathique à l’international. Sa face méphistophélique largement dominante au Burundi s’humanise, de but en blanc, dès qu’il apprend qu’une catastrophe a frappé sous d’autres cieux.

Alors qu’il n’a aucun ressentiment devant des milliers de Burundais fauchés par sa machine à tuer, Pierre Nkurunziza est le premier à afficher son désarroi, devant d’autres catastrophes aussitôt qu’elles sont renseignées par les médias ou les autres canaux.

Il l’a notamment illustré ce dimanche juste après le crash d’un Boeing de la compagnie aérienne éthiopienne.

«C'est avec tristesse que nous avons appris l'accident tragique de l’avion d’Ethiopian Airlines ET302 qui a emporté plusieurs vies. Nous voudrions témoigner de notre soutien et notre compassion à toutes les familles des victimes si durement éprouvées».

Ici, Pierre Nkurunziza surprend même son propre camp en affirmant qu’il est capable de «compassion».

Selon son propre témoignage dans une Eglise locale, Pierre Nkurunziza a haché (du temps de la rébellion) un gamin tutsi qui tentait de chercher protection auprès de lui. Il affirme encore que l’image du gosse qui se croyait sauvé (à la vue d’un monstre en forme de père) lui reste collée à l’esprit.

Sa compassion n’est donc que de façade. Ses larmes ne sont que de crocodille.

Le 16 janvier dernier, Pierre Nkurunziza fondait en larmes devant le carnage terroriste au Kenya. «C’est avec tristesse que j’ai appris l’attaque terroriste qui a emporté des vies innocentes», a-t-il déclaré via son compte twitter.

Puisse cette capacité de s’identifier à l’autre dans ce qu’il ressent (empathie) s’étendre aussi sur les victimes massives de l’oppression orchestrée par Pierre Nkurunziza lui-même au Burundi!