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Dushimagize, Kadende…..des colonels tutsis-ExFAB au cœur de la tourmente au Burundi.


Le sinistre laboratoire de la haine envers la crème tutsie de l’armée burundaise ne chôme pas. Au contraire. Chaque jour a son lot d’inventions pour humilier et accuser de tous les maux les officiers issus de cette ethnie afin de justifier la solution finale qui obsède le régime CNDD-FDD.

Hier, nous avons eu droit aux images horribles du colonel Adrien Kadende, mis au noir depuis des lustres et torturé à l’envi car faussement accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Ce brillant officier a servi sous les drapeaux dans l’ancienne armée d’avant le brassage de combattants (Forces armées burundaises, FAB). Il était toujours en fonction avant son arrestation/incarcération dans la foulée de la tentative de coup d’Etat du 13 ami 2015.

Aujourd’hui, le colonel Kadende est dans le couloir de la mort, selon ses proches. Les militants des droits de l’homme ont aussi alerté sur la gravité de sa situation.

Dans son rapport de mars 2019, l’ONG SOS-Torture/Burundi fait le point sur son état de santé critique «suite à un traitement cruel, inhumain et dégradant dont il a été victime dans sa cellule à la prison centrale ». Cette organisation de défense des droits humains a, en outre, rappelé que le colonel Adrien Kadende «a échappé à une tentative d’assassinat dans la prison de Rumonge en 2017».

Le cas Kadende est loin d’être isolé. D’autres hauts gradés de l’armée, issus de l’ethnie tutsie, sont dans le collimateur de la machine à broyer du régime.

Pour les vouer aux gémonies, le pouvoir use de montages parfois répugnants.

C’est précisément ce qui vient d’arriver au colonel Dieudonné Dushimagize, alias Gangi.

La police vient en effet de simuler une découverte de cache d’armes et d’autres équipements militaires à son domicile.

«Les objets saisis étaient dans une maison appartenant au Colonel Dieudonné Dushimagize alias Gangi, aujourd’hui détenu dans la prison centrale de Gitega pour implication dans le coup d’Etat manqué du 13 mai 2015 », a déclaré aux médias locaux le Commissaire de Police Pierre Nkurikiye, porte-parole du ministère burundais de la Sécurité publique.

« L’arsenal saisi est constitué de fusils, des munitions et d’autres effets militaires comme des tenues, des imperméables, des tenues légères, des bottines, des bérets, etc. », a ajouté Pierre Nkurikiye.

«Apparemment cette demeure était devenue une cache d’armes pour des gens, des terroristes, qui souhaitaient commettre des actes terroristes et propager l’insécurité dans le pays. 10 personnes irrégulières aux cahiers de ménage ont été arrêtées», a-t-il conclu.

Le sort du colonel Dushimagize est donc déjà scellé. Autant que celui des autres officiers tutsis qui, malheureusement, se croient encore au-dessus de la mêlée.