• burundidaily

Burundi, pole d’attraction des narcotrafiquants.


Comme d’aucuns s’en doutaient, le système CNDD-FDD aura transformé le Burundi en un pole d’attraction des trafiquants des stupéfiants de tout acabit.

La déclaration solennelle faite jeudi par Pierre Nkurikiye, porte-parole du Ministère de la sécurité publique, qui, en exhibant 3 kg d’héroïne interceptés à l’aéroport de Bujumbura n’est qu’un trompe-l’œil pour couvrir un triste trafic organisé par le noyau dur du régime qui en profite et ne s’en cache même pas.

Mais nul ne s’en étonne outre mesure. C’est le propre d’une République bananière que Robert a bien définie comme «un pouvoir apparemment démocratique, mais régi en fait par les intérêts privés de la prévarication».

Le porte-parole de la police burundaise a donc orgueilleusement annoncé la saisie de 3 kilos d’héroïne pour une valeur de 360.000 euros.

«La police du Burundi vient de saisir trois kilos d'héroïne ayant une valeur d'environ 360.000€ sur un certain Gilberto Fabien de nationalité brésilienne», a-t-il déclaré aux médias locaux.

Cette saisie annoncée jeudi a eu lieu en date du 20 mars.

«Ses complices Maris Akmes de la Lettonie ainsi que Juma Nahimana et Ndayisenga Radjabu du Burundi ont été également appréhendés », a-t-il ajouté.

En réalité, nul n’est dupe sur le haut niveau de trafic de drogues dont le Burundi est désormais la plaque tournante.

La sortie médiatique du porte-parole du Ministère burundais de la sécurité n’était qu’une banale opération de communication.

D’ailleurs, Nkurikiye en a profité pour vanter la bonne collaboration entre la police burundaise et l’Interpol (police internationale) au moment où une certaine opinion estime que le Burundi a déjà été mis au ban de la communauté internationale.

« Il y a des gens qui pensent que la police burundaise ne collabore pas avec Interpol, arguant que même les mandats d’arrêts internationaux émis contre des criminels qui ont pris fuite sont restés sans effet, cette saisie de drogue est un signe qui montre que nous collaborons », a-t-il expliqué à la presse.

C’est ici le clou du spectacle. Nkurikiye dit au monde que la police burundaise est à la fois professionnelle et bien connectée à la police internationale. Sinon, la lutte contre le trafic des drogues reste le cadet des soucis de ses bosses.