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Quatre ans après, la France ouvre son œil sur la crise burundaise.


Au lendemain de l’échec du président Pierre Nkurunziza devant les tribunaux de Paris, les autorités françaises décrètent le gel des avoirs de certains hauts gradés de la police burundaise.

L’arrêté du 11 Avril 2019 vise en premier lieu l’ex-directeur adjoint de la police nationale, actuellement chargé de missions à la présidence de la république du Burundi, le commissaire principal de police Godefroid Bizimana. Il est accusé d’avoir porté atteinte à la démocratie et de recours disproportionné à la force et actes de répression violente des manifestations d’opposants ayant suivi l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza en 2015.

Le second qui est dans le viseur de Paris est Gervais Ndirakobuca de même grade, et chef de cabinet à la présidence. Il est pointé du doigt pour avoir lui aussi ordonné un recours disproportionné à la force face aux manifestants de 2015. Les deux autres sont Leonard Ngendakumana et Mathias Joseph agent des services de renseignements burundais respectivement accusés de responsable d’actes de violence comme l’attaque à la grenade contre les manifestants, le second pour avoir incité à la violence et formé les milices paramilitaires imbonerakure, mais aussi responsable de graves atteintes aux droit de l’homme au Burundi.

La France décrète ce gel juste quelque jours après que le président du Burundi Pierre Nkurunziza aie débouté de sa plainte pour diffamation contre la télévision France 3, l’avocat Bernard Maingain et le journaliste écrivain David Gakunzi. Ils étaient appelés à comparaitre devant le tribunal de Paris à la suite d’un reportage sur le Burundi daté de Janvier 2016, diffusé sur la chaine france3. Ses évènements successifs mettent le parti au pouvoir CNDD-FDD dans la tourmente. Sur son compte tweeter, le numéro un chargé de la communication Nancy Mutoni s’en prend aux autorités françaises.

« Ces artisans/artistes de l’impérialisme occidental prennent une fois de plus des mesures unilatérales, irréfléchies injustifiées et injustifiables envers le Burundi… », Lit-on sur son compte.

Pour rappel, l’Union européenne avait décidé le 25 octobre 2018 de renouveler d'un an les mesures restrictives prises à l’encontre de personnalités accusées d'entraver le processus de sortie de crise au Burundi. Ce sont presque les mêmes noms qui reviennent.