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Le Commissaire de police Jérome Ntibibogora casse l’omerta du régime burundais: les opposants seront


L’un des premiers couteaux de la sinistre machine à tuer au Burundi vient de déculotter le secret qui n’était plus que de polichinelle : la police tue et tuera sans sourciller les opposants au Burundi.

Cette déclaration fracassante a été faite par le Commissaire de police, Jérome Ntibibogora, le 27 mars dernier dans la commune de Gasorwe en province de Muyinga.

« Moi je suis policier, mon langage est cru, j’ai toujours à ma disposition des engins explosifs, je n’hésiterai pas de les larguer dans votre maison et vous périrez en même temps que votre progéniture », a-t-il déclaré au cours d’une réunion publique. Son intervention, photo à l’appui, a fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Sous d’autres cieux, il devait être arrêté immédiatement pour affiner davantage ses menaces et dire de qui il tient cette inquiétante recommandation, dans un pays qui ne cesse de vanter ses avancées sur le terrain de la gouvernance/état de droit.

Mais le Commissaire à la langue bien pendue est toujours libre et en fonction.

D’aucuns estiment qu’il a dit tout haut ce que son boss en chef (Pierre Nkurunziza) susurre tout bas à ses garçons de policiers.

«Jérôme Ntibibogora déclare publiquement qu’il massacrera à la grenade toute famille de l’opposition qui accueillera une réunion nocturne, il n’est pas inquiété. C’est dire que Pierre Nkurunziza approuve ces dires. L’humanité devrait ê terrifié, l’ONU en l’occurrence », a déclaré sur son compte twitter, Pancrace Cimpaye, de la plate forme de l’opposition, CNARED.

Quant à Pacifique Nininahazwe, figure de la société civile en exil, il appelle les Burundais à ne rien oublier, ni de l’auteur, ni de ses propos.

«Un nom, un visage à retenir. Jérôme Ntibibogora, commissaire provincial de la police à Muyinga Il annonce sa méthode : tuer à coups d'explosifs et sans sommation, ceux qui tiennent des réunions le soir dans leurs maisons, y compris des enfants », a-t-il déclaré.

Pour rappel, Jérome Ntibibogora était déjà pointé du doigt pour sa violence contre les manifestants pacifiques en 2015. Il est également accusé de graves crimes contre l’humanité dont l’attaque meurtrière de l’hôpital BUMEREC de Bujumbura en Mai 2015, attaque orchestrée par les forces loyalistes de Nkurunziza.