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Paludisme: près de 2 millions de Burundais touchées depuis le début de l’année 2019


Le malheur ne vient jamais seul, dit-on. Plongé depuis quatre ans dans une crise multidimensionnelle suite aux appétits gloutons des tenants du système CNDD-FDD qui ont encouragé Pierre Nkurunziza à rempiler pour un 3ème mandat illégal, le Burundi illustre malgré lui cet adage populaire. C’est ainsi que les maux s’enchainent sans discontinuer : assassinats, exil, pauvreté chronique, pénurie de tout…et malaria.

Au moins 1.9 million de personnes ont été touchées par le paludisme depuis le début de l’année 2019 au Burundi, a déclaré mercredi le Bureau des Nations unies pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA Burundi).

La maladie est en nette «recrudescence».

«Le paludisme est en recrudescence au Burundi : 1.9 million de cas notifiés depuis le début de l’année 2019, soit une augmentation de 37% de cas par rapport à la même période en 2018», a précisé OCHA Burundi dans une publication sur son compte twitter.

Le Bureau des Nations unies pour la Coordination des Affaires humanitaires craint que la situation ne dégénère en une épidémie meurtrière de paludisme comme ce fut le cas en 2016 et 2017.

«En 2016 et 2017, l’épidémie de paludisme a provoqué le décès de plus de 7 000 personnes et engendré l'insécurité alimentaire sévère de 2,6 millions de burundais», a rappelé OCHA Burundi.

Dans un contexte socioéconomique catastrophique, les victimes se comptent par millions. Les patients ont du mal à se procurer les médicaments contre le palu. D’abord parce qu’ils n’ont pas de moyens. Ensuite parce que les pharmacies sont toujours en rupture de stocks. C’est le chaos général. Et le pouvoir se sait responsable de cette situation.

La situation est aggravée par le gel de la coopération avec l’Occident trop regardant vis-à-vis de la violation des droits humains dont le régime est devenu un champion inégalé.