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Le pouvoir CNDD-FDD veut monopoliser la commercialisation de la bière Heineken : La brasserie Heinek


Désormais la commercialisation du produit Heineken devient une affaire exclusive des grands du cercle CNDD-FDD. Seul un certain commerçant du non de Kayoya Stany est autorisé d’importer et distribuer ce produit sur le territoire du Burundi.

Cette mesure ne tombe pas de la brasserie Heineken qui détient tous les droits de commercialisation et d’autorisation de distribution de "la bière de la noblesse au Burundi", la Heineken. Elle a été annoncée par une correspondance que le directeur du commerce intérieur a adressé aux chefs d’antennes qui représentent le ministère du commerce en date du 26 Avril 2019.

Nkurunziza Patrick indique que désormais seul l’homme d’affaire Kayoya Stany est autorisé d’opérer le trafic de l’importation et de la distribution de la bière Heineken. Ce commerçant possède une société dénommée Gitega Distribution Company dont il est le Directeur Général.

Ainsi, le ministère burundais de commerce se substitue à la brasserie Heineken qui, seule détient le droit d’autoriser les distributeurs de son produit. «A priori, il faut reconnaître que le pouvoir de Bujumbura détient le droit absolu d’approuver et contrôler les produits qui entrent sur le territoire national, cependant, il ne peut en aucun cas se substituer aux fabricants pour désigner un distributeur d’un produit dont il ne détient ni la licence de production et ni le droit d’exploitation» déclare un expert du droit commercial qui a requis l’anonymat.

Des informations selon lesquelles la société serait un vassal pour les généraux et puissants politiciens du CNDD-FDD qui veulent monopoliser la commercialisation de ce qui est considéré comme une bière de luxe circulent depuis l’annonce de cette mesure.

L’Observatoire de Lutte Contre les Malversations Economiques(OLUCOME) dénonce cette attribution des droits de commercialisation exclusive et déloyale de la bière Heineken. « L’octroi de ce marché est contre toutes les lois du Burundi, les conventions internationales ainsi que les principes du commerce équitable et loyal », précise Gabriel Rufyiri président de cette organisation.

Pour ce cas, l’OLUCOME exhorte les sociétés BRARUDI, Heineken mais aussi la chambre de commerce et de l’industrie du Burundi de dire « NON » à cet octroi de ce monopole qui typifie une économie construite sur des pratiques corrompues. En plus, l’OLUCOME compte écrire une correspondance aux intervenants dans le commerce intérieur et extérieur de la bière Heineken pour forcer le ministère de tutelle de revenir sur cette décision abusive.

Depuis le gel des aides internationales qui représentaient plus de la moitié des revenus du pays, une poignée de gens influents au sein du système du pouvoir en place se sont rabattus dans la commercialisation des produis qui se vendent à grande échelle notamment la bière et les produits pétroliers.

Le monopole de ces derniers s’opère dans sous l’œil complaisant des autorités. Malgré ces pratiques mafieuses qui handicapent l’économie du pays, les deux chambres du parlement burundais n’ont jamais manifesté la volonté d’attaquer le mal dans ses racines.

Selon le rapport de 2018 sur le Bonheur mondial (Worlrd Happiness Repport) le Burundi est le plus malheureux du monde comme en 2015 et 2016. Noter aussi qu’il est le pays le plus pauvre du monde de par son Produit Intérieur Brute (PIB).