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Le politique citoyen (MAP) «préoccupé» par la persécution des réfugiés burundais en Tanzanie


Le tout nouveau Mouvement d’Actions Patriotiques burundais labélisé «MAP-Buhire Buhire» se dit écœuré au vu d’horribles persécutions multiformes dont sont quotidiennement victimes les réfugiés burundais installés en terre tanzanienne.

Dans une déclaration au vitriol publiée le 30 avril dernier, ce Mouvement politique citoyen dénonce en effet «les traitements inhumains et dégradants ainsi que les violations intempestives de droits des réfugiés Burundais spécialement ceux ayant demandé l’asile en République Unie de Tanzanie, dans les camps de Nduta, Mtendeli et Nyarugusu ».

«Nous avons appris en date du 29 avril 2019 la destitution de six responsables des réfugiés du Village II du camp de Nduta accusés par les autorités tanzaniennes de n’avoir pas suffisamment agi pour convaincre les réfugiés Burundais de rentrer».

«Il s’agit ni moins ni plus d’un acte d’intimidation des réfugiés en flagrante violation de leur droit à la protection et à la sécurité reconnu par le droit international auquel la Tanzanie a souscrit», a-t-il ajouté.

Pour illustrer cette sévère persécution, le MAP évoque, notamment, des cas très récents renseignés au Camp de Nduta en date du 24 avril 2019 : « Deux jeunes filles réfugiées burundaises âgées de 17 et 18 ans sont tombées dans un groupe de six malfaiteurs non encore identifiés et ont été sauvagement violées sans secours ».

Au cours du seul mois d’avril 2019, au moins 30 Burundaises ont été violées et 5 Burundais tués. Ces femmes réfugiées Burundaises ont été violées « alors qu’elles se rendaient chercher du bois de chauffage et 5 hommes ont été tués alors qu’ils se substituaient à leurs épouses pour les sauver et les protéger des violeurs ».

«Les informations à notre disposition soutiennent qu’il s’agit principalement des burundais et des tanzaniens. Des groupes de malfaiteurs venus du Burundi, tantôt des imbonerakure, jeunes miliciens du parti CNDD-FDD au pouvoir et les autres appelés “Abisezerano» , jeunes du Parti FNL de la mouvance du parti au pouvoir de Bujumbura ».

«Les témoins affirment aussi que même des groupes de citoyens tanzaniens font partie de ces malfaiteurs».

Le MAP rappelle en outre que la Tanzanie, à elle seule, abrite environ 60% de tous les réfugiés Burundais de la région (environ 200.000 burundais) qui ont fui vers ce pays, dans la foulée de la crise électorale de 2015.

Ce mouvement citoyen appelle la Tanzanie à respecter les Conventions internationales en rapport avec la protection des réfugiées.

Il demande à la Communauté internationale d’user de toute son influence pour contraindre la Tanzanie à respecter les conventions internationales sur la protection des réfugiés.