• burundidaily

Elections de 2020 : Une frange d’opposants burundais affinerait des stratégies pour ne pas rater le


A l’approche des élections de 2020, certains opposants burundais rivaliseraient de stratagèmes pour être de la partie. C’est dans cette perspective que s’inscrit leur grand’messe récemment organisée à Kampala en Ouganda.

«Une retraite décisive de trois jours vient de réunir l’opposition interne et externe à Kampala en Ouganda. Plusieurs représentants des partis politiques de l’opposition interne et de la plateforme CNARED de l’opposition externe ont fait le déplacement».

Selon le collectif des journalistes indépendants, SOS-Médias/Burundi, parmi les stratégies en vue figure l’alignement autour d’un candidat unique lors de la présidentielle. «L’objectif était d’harmoniser les angles, s’unir, se renforcer et se préparer si c’est possible pour les élections de 2020».

Parmi les partis politiques de l’opposition interne ayant pris part à cette conclave figurent le Congrès National pour la Liberté (CNL) d’Agathon Rwasa ainsi que d’autres électrons libres de l’UPRONA à savoir Tatien Sibomana et Evariste Ngayimpenda. Il y avait aussi des représentants de quelques autres partis d’opposition (PARENA, PAJUDE, Sahwanya-FRODEBU, RANAC, RADDES). L’opposition externe était, quant à elle, représentée par des figures du CNARED, notamment Jean Minani et Anicet Niyonkuru.

Selon des observateurs, cette démarche constitue du pain béni pour le pouvoir CNDD-FDD. En effet, en acceptant de participer aux prochaines élections de 2020, ces opposants ne feront que crédibiliser tout le processus et, du coup, passer un coup d’éponge sur le discrédit qui pesait sur le Président Pierre Nkurunziza, coupable d’avoir violé la constitution et les Accords d’Arusha en briguant un 3ème mandat illégal.

Comme pour noyer le poisson, ces opposants lassés de l’être posent, malgré tout, quelques conditions appelées «compromis», pour accompagner le prochain processus électoral.

Parmi ces «compromis», figurent «la levée des mandats d’arrêts internationaux émis contre certains leaders de l’opposition, la garantie de la protection des politiciens qui rentreraient d'exil par des militaires ou policiers choisis par eux-mêmes et le rétablissement de leurs partis politiques déchirés».

Dans tous les cas, aucune de ces conditions n’est de nature à inquiéter le parti présidentiel.