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Les réfugiés burundais en Tanzanie attaqués par une milice armée en provenance du Burundi


Président Nkurunziza du Burundi et son homologue Magufuli de la Tanzanie

Le Forum pour le renforcement de la société civile (FORSC) se dit indigné face aux persécutions dont sont victimes les réfugiés burundais vivant en Tanzanie.

Leur indicible calvaire appelle à des «actions urgentes de la part de la communauté internationale et du HCR en particulier», a annoncé cette organisation.

Ces infortunés qui avaient fui l’aveugle répression du régime burundais se retrouvent coincés dans la gueule du loup, car rattrapés par le rouleau compresseur du CNDD-FDD via sa milice, Imbonerakure qui infiltre aisément la province Kigoma. Cette dernière est en effet devenue comme une partie du territoire Burundais où le régime de Pierre Nkurunziza dépêche ses garçons aux mains déjà ensanglantées pour semer la terreur dans les camps des réfugiés burundais, sans que les autorités tanzaniennes ne sourcillent.

« Les attaques répétées d’hommes armés et les saisies d’armes à feu introduits dans les camps par des hommes en provenance du Burundi constituent une menace sérieuse de la sécurité des réfugiés burundais dans les camps en Tanzanie », s’indigne FORSC dans une déclaration relayée via son site.

«Au moins 37 grenades, une mitrailleuse et 200 cartouches ont déjà été saisies dans le camp de Nduta», précise cette organisation.

« En plus de ces attaques, il y a des cas de viols, d’arrestations arbitraires, de tortures et traitements inhumains et dégradants, de disparitions forcées, des cas de vols à main armée sont tous les jours enregistrés dans ces camps de réfugiés burundais».

Toutes ces scènes d’horreurs sont visiblement couvertes par la Tanzanie.

«Visiblement, les autorités tanzaniennes jouent la complicité avec le régime burundais, et renforcent des mesures de pression pour contraindre ces réfugiés à rentrer de force dans leur pays d’origine », précise-t-elle.

Cette complicité tanzanienne s’explique, notamment, par le fait que « dans leurs tentatives désespérées de fuir les camps vers le Kenya et le Rwanda, ils sont attrapés par la police tanzanienne comme des malfaiteurs à abattre, contraints à deux choix : rentrer au pays ou rester sur place et souffrir ».

Ainsi, le Forum pour le renforcement de la Société civile attire-il l’attention du monde et de l’Afrique sur cette persécution orchestrée par Pierre Nkurunziza jusque dans les camps des déplacés d’un pays tiers.