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Le paludisme ravage le Burundi: Entre 70 et 80 décès par semaine.


Des enfants atteints de paludisme

A moins de six jours de cette semaine du 03 au 9 Juin 2019, il se remarque une augmentation de plus de 7.800 personnes atteintes de la malaria dans tout le pays. 72 cas de décès sont enregistrés au cours de cette même période.

Le pays assiste impuissamment à une augmentation en flèche des cas du paludisme. Selon une source à l’organisation mondiale de la santé (O.M.S) au Burundi, 269 915 nouveaux cas sont enregistrés, soit une augmentation plus de 40% en moins d’une semaine.

La semaine du 27 Mai au 02 Juin 2019, cette même organisation avait signalé que plus de 1.800 personnes étaient alités avec 66 cas de décès à travers tout le pays. Selon la même source de cette organisation mondiale, entre 60 et 70 nouveaux cas sont actuellement recensés. Plus de 35 districts sanitaires sur les 46 dans le pays sont au-dessus du seuil épidémique.

Face à ces chiffres qui inquiètent, le gouvernement burundais ne veut pas reconnaître cette situation comme endémique. Les provinces les plus menacées sont Kirundo, Cibitoke, Muyinga, Makamba, Gitega, Karusi, Ruyigi, cankuzo, Kayanza, Rutana, Bujumbura, Bujumbura mairie, Ngozi, Rumonge et Bururi, selon une autre source au ministère de la santé et de la lutte contre le Sida.

Lors d'un point de presse du vendredi 3 mai, le Ministère de santé publique et de la lutte contre le sida Thaddée Ndikumana a indiqué que ce ministère a déjà mis en place des sites avancées où d’autres prestataires de soins de santé qui ne sont pas du système sanitaire burundais appuient ce ministère dans des activités de diagnostic et de traitement des cas de paludisme dans les villages.

« Le gouvernement du Burundi devrait déclarer l’épidémie de la malaria dans les meilleurs délais parce que tous les éléments sont réunis pour que le ministère de la santé puisse déclarer cette épidémie », a indiqué sur les antennes de la radio inzamba, Dr Jean Minani, ancien ministre de la santé publique au Burundi et président de la plateforme de l'opposition radicale.

Pour lui, il est difficile de comprendre ce qui motive le pouvoir de Gitega de s’abstenir à déclarer une épidémie de paludisme. Il accuse en outre le gouvernement de ne pas tenir compte du bien-être de la population. Par contre, il indique que si l’épidémie est déclarée, la population pourrait bénéficier d'une aide humanitaire en médicament et autres équipements médicaux de lutte contre le paludisme.