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Burundi: L’UA appelle à la reprise du dialogue «dans les plus brefs délais»


Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui, a déclaré, vendredi, que «le dialogue inter-burundais inclusif doit reprendre dans les plus brefs délais », a rapporté la semaine dernière l’ONU sur son site officiel.

«Le dialogue inter-burundais inclusif doit reprendre dans les plus brefs délais car il constitue, sans aucun doute, le seul moyen susceptible de promouvoir et renforcer la cohésion nationale permettant ainsi la restauration de la paix, de la sécurité durable et de la réconciliation dans ce pays», a déclaré Smail Chergui, Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA.

Smail Chergui s’est exprimé devant le Conseil de sécurité de l’ONU lors d’une réunion consacrée à la situation au Burundi.

«Le dialogue inter-burundais (…) n’a pas enregistré de franches avancées, or il n’y pas d’autre alternative», a estimé le Commissaire à la Paix et à la sécurité de l’Union africaine.

Parlant des prochaines élections fixées pour 2020 au Burundi, il a souligné la nécessité d’«accélérer la mise en place de conditions «favorables à l’organisation d’élections libres et transparentes, se déroulant dans un climat pacifique et apaisé ».

Bien que les autorités burundaises n’ont pas encore réagi à ces propos, l'ambassadeur du Burundi au sein de l'ONU a vigoureusement rejeter les propos et demandes de l'UA. Willy Nyamitwe qui fut porte parole du président Nkurunziza a lui aussi dénoncé l'UA et s'est attaqué personnellement au commissaire Smail Chergui

Le Burundi est en situation de crise politique et sécuritaire depuis plus de quatre ans, suite à la décision du Président Nkurunziza de briguer un 3ème mandat jugé illégal.

Dans le souci de trouver une issue à cette crise, la Communauté d’Afrique de l’est (CAE) avait initié, fin 2015 à Arusha en Tanzanie, un dialogue inter-burundais.

Ce dialogue s’est bouclé fin décembre 2018 par un 5ème round sans résultat palpable. Les principaux points de divergence portaient, notamment, sur la «levée des mandats d’arrêt et l'amnistie des détenus politiques» et «le dialogue avec les groupes armées».

Au lieu de conclure d’abord ce dialogue, Bujumbura s’attelle à la préparation des élections de 2020 au moment où plusieurs leaders de partis d’opposition et d’autres anciens poids-lourds du parti au pouvoir (frondeurs de 2015) sont encore en exil.

Au pouvoir depuis 2005, l’actuel président Pierre Nkurunziza a déjà annoncé qu’il ne sera pas candidat. L’opposition ne le croit pas.