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Le Kenya aux cotés du Burundi pour réclamer la levée des sanctions de l'UE


Les députés de l'Assemblée législative de la communauté de l'Afrique de l'Est, Eala, ont critiqué les sanctions économiques contre le Burundi et ont appelé à la levée immédiate du blocus.

Ces sanctions ont été imposées par l'Union européenne, UE, en 2015 au plus fort de la crise interne dans le pays à la suite de la prolongation du mandat, jugé d'illégal par ses détracteurs, du président Pierre Nkurunziza.

Les législateurs se sont demandé pourquoi la Communauté de l'Afrique de l'Est, EAC, est restée silencieuse sur ce blocus qui, selon eux, a eu un impact négatif sur la croissance économique de son État membre.

"Les sanctions contre le Burundi ne sont pas justes car elles sont fondées sur des raisons fragiles. Le Burundi devrait, comme tout autre pays, jouir de sa liberté", a déclaré Abdulkadir Aden, député kenyan de l'Eala.

Il a comparé les sanctions au colonialisme, insistant sur le fait que l'EAC ne devrait pas accepter cela car le Burundi est généralement revenu à une situation normale, contrairement aux informations communiquées par des médias étrangers.

"Je ne vois rien de différent au Burundi des autres pays de l'EAC. Soyons considérés comme un seul bloc et faisons face aux colonisateurs des temps modernes", a-t-il déclaré à la Chambre.

Le Burundi semble gagner de plus en plus de soutien. Hier c'était la Tanzanie, et voila que le Kenya s'ajoute. Et les députés burundais ont eu sans doute du poids.

Le député Pierre Claver Rurakamvye a quant à lui appelé les États membres de l'EAC à faire preuve de solidarité avec son pays afin que les sanctions imposées à son pays par l'Union européenne et d'autres donateurs soient levées.

Selon lui, la situation en matière de sécurité dans son pays s'était "grandement améliorée", notant que le blocus imposé à l'aide au développement était inacceptable.

Certains députés ont fait valoir que les dirigeants régionaux devraient s'efforcer de réconcilier les États en conflit de l'EAC plutôt que de rester les bras croisés pendant que certains postes frontières clés restent fermés.

"Réconcilier les conflits entre les pays de l'EAC. Les fermetures de frontières ne laissent pas présager de succès pour nos efforts d'intégration", ont-ils déclaré lors du débat sur le rapport sur les affaires D'intégration régionale.

Ces députés ont indiqué que certains dirigeants régionaux n'étaient pas attachés à la coexistence pacifique, donnant un exemple sur la fermeture de la frontière entre l'Ouganda et le Rwanda.