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Suspension des activités de PARCEM: Une autre voix de la raison réduite au silence à quelques mois d


Faustin NDIKUMANA président de l’ONG locale des droits de l’homme PARCEM (Parole et action pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités)

Les autorités burundaises viennent de suspendre les activités de l’ONG locale des droits de l’homme PARCEM (Parole et action pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités) en l’accusant de «ternir l’image du pays et de ses dirigeants», a-t-on appris, d’une décision du Ministre de l’Intérieur, Pascal Barandagiye.

«Les activités de l’association sans but lucratif Parole et Action pour le Réveil des Consciences et l’évolution des mentalités, PARCEM, sont suspendues», a déclaré le Ministre.

«Ladite association s’active à ternir l’image du pays et de ses dirigeants dans le but de troubler la paix et l’ordre public», a-t-il ajouté.

PARCEM était l’une des rares associations des droits de l’homme e actives au Burundi.

Ces derniers mois, l’Association PARCEM venait de lancer une campagne médiatique intitulée « Ukuri Ku Biduhanze, la vérité sur les problèmes auxquels nous faisons face » où elle pointait les difficultés que connaît le Burundi en termes de malnutrition, de pauvreté, d'épidémie ou d'inflation.

Les voix discordantes s’éteignent de plus en plus à l’approche des élections de 2020.

Pour rappel, en octobre 2015, les autorités burundaises avaient suspendues les activités d’une dizaine d’organisations de la société civile opposées au 3ème mandat du Président, Pierre Nkurunziza. Cinq d’entre elles ont été radiées en octobre 2016.

Le Burundi est en situation de crise politique et sécuritaire depuis plus de quatre ans suite à la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat jugé illégal. Les violences ont déjà fait plusieurs milliers de morts et poussé des centaines d’autres milliers de personnes à l’exil.