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Elections de 2020 : Pierre Nkurunziza déculotte son idée et semble affirmer qu’il sera candidat


Le mystère se dissipe de plus en plus sur la probable candidature de Pierre Nkurunziza au 4ème mandat consécutif au Burundi. Contrairement à son récent engagement formel de passer le témoin à un autre à l’issue de son 3ème mandat de la discorde, sera bel et bien candidat en 2020. Certains médias étrangers qui ont eu la primeur de ce scoop s’en gargarisent déjà.

Selon un journal de la région, Pierre Nkurunziza se ravise pour barrer la route à Agathon Rwasa, leader du tout nouveau parti de l’opposition Conseil national pour la liberté (CNL), dont la grandissante popularité inquiète les caciques du régime.

« Pierre Nkurunziza est conscient qu’il est le seul à l’emporter face à son rival Agathon Rwasa », écrit Rémy Dusengimana.

Certains militants du parti au pouvoir, CNDD-FDD, commencent aussi à casser l’omerta en affirmant que Pierre Nkurunziza pourrait déclarer officiellement sa candidature le 1er juillet prochain. Dans son propre camp, la tension est d’autant plus vive qu’une bonne frange de militants veut son départ en 2020 pour libérer le pays. Comme en 2015, d’aucuns craignent la répression dans le sang d’éventuels frondeurs.

Mais cette pirouette du président burundais est naturellement saluée par ses inconditionnels griots qui, en réalité, n’avaient jamais cessé de le présenter comme un président à vie. Davantage, un roi.

Et Pierre Nkurunziza lui-même s’active à préparer son imminente intronisation, non pas comme président, mais comme le « roi retrouvé ».

Ses faits et gestes l’illustrent à suffisance : en effet, sans le moindre avis du Parlement, ni aucune référence à la Constitution de la République, Pierre Nkurunziza a personnellement changer la devise nationale. Son slogan phare devient désormais « IMANA-UMWAMI-ABAGABO ».

Au royaume de Nkurunziza, gare à ceux qui feront encore référence à l’ancienne devise : UNITE-TRAVAIL-PROGRES. Certains monuments publics ont déjà été relookés dans ce sens.