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Des militaires burundais doublés des Imbonerakure sont entrés en RDC ces derniers mois, Bujumbura dé


Au moins 500 hommes en uniforme de l’armée burundaise ont pénétré dans le territoire congolais ces derniers mois pour y déloger des rebelles burundais, a déclaré un groupe d’experts de l’ONU sur la République démocratique du Congo dans son rapport.

«Des témoins oculaires ont attesté de la présence de jusqu’à 500 éléments des FDN et d’Imbonerakure portant des treillis de l’armée burundaise ou des tenues civiles et transportant des armes légères et lourdes a l’est de la République démocratique du Congo», indique le document.

Le Groupe d’experts onusiens sur la RDC a été mis en place par le Conseil de sécurité en 2018 (résolution 2424).

«Le Groupe a recueilli des témoignages convergents de témoins oculaires, d’acteurs de la société civile, ainsi que de combattants congolais et burundais actifs, capturés ou s ’étant rendus, de responsables de la sécurité et d’autorités gouvernementales congolaises de haut niveau, et a réuni des preuves de la présence d’éléments de la FDN et d’Imbonerakure en territoire congolais, dans les moyens plateaux du territoire d’Uvira (Sud-Kivu)».

Bujumbura a formellement démenti sa présence en terre congolaise.

«A la suite de demandes réitérées, le Groupe a rencontré des représentants du Gouvernement burundais le 19 mars 2019…ils ont déclaré que les FDN n’était impliquée dans aucune incursion et ont confirmé qu’il n’existait aucun accord en ce sens».

Selon des autorités burundaises, les uniformes de l’armée burundaise, aperçues en RDC sont portées par des rebelles ou des déserteurs de l’armée.

«Le Gouvernement burundais a en outre informé le Groupe que les groupes armés burundais actifs en République démocratique du Congo comprenaient les Forces nationales de libération-Nzabampema (FNL- Nzabampema), RED Tabara, ainsi que des soldats renégats impliqués dans le coup d ’État manqué de 2015 au Burundi, qui avaient déserté avec leurs armes et continuaient à porter des uniformes militaires burundais dans le but de semer la confusion».

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