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Le Burundi dénonce une  vidéo venue du Rwanda pour «dissuader les réfugiés burundais déterminés à re


Pierre Nkurunziza, président du Burundi

Une vidéo qui est censée être venue du Rwanda diffuse ces derniers jours, via les réseaux sociaux, des informations que les autorités burundaises jugent fausses, sur la prochaine candidature du président burundais Pierre Nkurunziza aux élections présidentielles de 2020, des informations, qui selon ces mêmes autorités ont le seul objectif de «dissuader les réfugiés burundais déterminés à rentrer», a déclaré le week-end dernier sur twiter Willy Nyamitwe, Conseiller Principal du Président burundais, Pierre Nkurunziza.

«Un élément audio-visuel en provenance du Rwanda circule sur les réseaux sociaux affirmant que le Président burundais Pierre Nkurunziza serait revenu sur sa décision de ne pas se représenter à la présidentielle de 2020», a déclaré Willy Nyamitwe.

«C’est une intox diffusée aux fins de dissuader les réfugiés burundais déterminés à rentrer», a-t-il ajouté. Les autorités rwandaises n’ont pas encore réagi.

En décembre 2018, Pierre Nkurunziza, a déclaré qu’il ne se portera pas candidat en 2020.

«Je ne reviens pas sur une décision que j’ai prise depuis 2015, je ne serai pas candidat à l'élection présidentielle de 2020, mon parti va présenter un autre militant», a déclaré le président burundais dans un discours prononcé depuis Ngozi (nord) et relayé par la radio d'Etat, Rtnb.

Ces derniers jours, des rumeurs sur sa candidature sont de plus en plus persistantes. Ce qui a amené la présidence burundaise à rappeler la position du président.

«A l’heure où je vous parle, Pierre Nkurunziza n’a pas encore changé d’avis ; il ne reviendra pas sur sa décision», a récemment déclaré sur la Rtnb Jean Claude Karerwa, porte-parole du Président Pierre Nkurunziza.

Les relations entre le Burundi et le Rwanda, pays voisins, se sont détériorées depuis avril 2015, date de l’officialisation par le président Pierre Nkurunziza de sa candidature pour un 3ème mandat jugé illégal et contesté par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

Le Burundi accuse Kigali d’héberger les putschistes du 13 mai 2015, et d’entretenir des groupes rebelles pour attaquer Bujumbura, accusations rejetées en bloc par Kigali indexant, à son tour, le régime burundais de collaborer avec les "Interahamwe", auteurs du génocide de 1994, selon le régime rwandais.