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Pierre Nkurunziza laissera le Burundi sens dessus-dessous


Pierre Nkurunziza, président de la république du Burundi

Qu’il parte ou qu’il reste après 2020, Pierre Nkurunziza aura fait du Burundi un vaste champ de ruines.

Catapulté du fond fin du maquis au sommet de l’Etat après d’âpres négociations dans le cadre du dialogue inter-burundais d’Arusha, le gourou de Mwumba a littéralement ruiné le processus de réconciliation des Burundais en 14 ans de règne.

Alors que l’Accord d’Arusha avait colmaté les brèches et apaisé les vives tensions ethniques au Burundi, Pierre Nkurunziza l’a jeté comme une feuille avec laquelle on a fini de se torcher.

Il a ouvert un large boulevard à sa milice Imbonerakure qui sème la terreur et la mort dans tout le pays.

Pierre Nkurunziza a sans doute oublié que l’Accord d’Arusha est comme une digue dont la rupture provoquera immanquablement un déferlement d’eaux nauséabondes dans toute la région.

Plus que l’exacerbation des tensions ethniques, Pierre Nkurunziza a volontairement anémié l’économie nationale, ruinant du coup la masse de hutus pour qui il prétendait se battre et vouloir réhabiliter.

A sa prise de fonction en 2005, des centaines de milliers de Burundais rentraient d’exil dans l’espoir de participer à la reconstruction de leur patrie. 14 ans après, Pierre Nkurunziza a forcé des centaines de milliers d’autres Burundais à reprendre le chemin de l’exil.

A l’échelle planétaire, Pierre Nkurunziza a fait du Burundi la lanterne rouge à tous points de vue. Conscient de ce gâchis systématique, le voilà qui se terre, refuse de se montrer au monde et se réfugie dans le lointain passé pour s’en glorifier.

Davantage. Alors que la Commission Vérité/Réconciliation (CVR) n’a pas encore fait son travail, Pierre Nkurunziza érige au rang des héros des criminels notoires.

Feu Général Adolphe Nshimirimana, ancien chef rebelle et auteur avéré de nombreux crimes de sang, a désormais une rue qui lui est dédiée en mairie de Bujumbura.

Puisse Nkurunziza passer le témoin à un autre en 2020 ? Cela doit être sans doute le vœu ardent de la masse des "benegihugu", lassée par Président en mal de vision de développement et de cohésion nationale mais incapable de le lui dire de vive voix, par crainte d’aveugle sa répression brutale qui n'epargne aucune voix discordante.