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L’ONU appelle la communauté internationale à la vigilance pour le cas du Burundi


Le Président de la Commission onusienne d’enquête sur le Burundi, Doudou Diène, appelle la communauté internationale à « la vigilance » car la situation reste «très préoccupante» au Burundi à la veille des élections de 2020, a rapporté mardi soir l’ONU sur son site.

«Des citoyens burundais continuent de vivre dans une peur créée par un environnement imprévisible de suspicion, dans lequel tout citoyen burundais peut devenir une victime», a-t-il déclaré.

Doudou Diène s’exprimait mardi devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ce mardi à Genève. « Certaines de ces violations ont principalement une dimension politique, ayant été commises suite au référendum constitutionnel de mai 2018 ou dans le contexte de la préparation des élections de 2020», a-t-il ajouté

«Les victimes, dont certaines avaient été récemment rapatriées au Burundi, sont ciblées en raison de leur appartenance supposée, ou celle d’un membre de leur famille, à l’opposition ou à un mouvement rebelle, ou pour leur refus de joindre le CNDD-FDD ou les Imbonerakure».

Face à cette situation, la Commission invite la communauté internationale et les membres de ce Conseil à «rester vigilant quant à la situation des droits de l’homme au Burundi».

Les autorités burundaises n’ont pas encore réagi à ces propos.

Cet appel est lancé au lendemain de l’annonce, par la Commission électorale nationale du Burundi (CENI) du calendrier électoral pour les élections de 2020. Les présidentielles et les législatives sont fixées au 20 mai 2020.

Au pouvoir depuis août 2005, le président Pierre Nkurunziza a déjà déclaré qu’il ne se portera pas candidat.

En 2015, sa candidature puis son élection pour un 3ème mandat jugé illégal a plongé le pays dans une grave crise politique et sécuritaire qui le secoue encore.

Les violences ont déjà fait plusieurs milliers de morts et poussé plusieurs centaines de milliers de personnes à l’exil.

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