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L’UPRONA étonne et détonne : 4 millions de dollars pour battre campagne en 2020


Gaston Sindimwo, premier vice président de la République du Burundi et membre de l'UPRONA (il se dit qu'il est le vrai patron du parti)

Le parti UPRONA, « aile CNDD-FDD compatible d’Abel Gashatsi», ne lésinera pas sur ses maigres moyens pour battre campagne lors des prochaines élections de 2020. Le coût officiel de sa campagne électoral est estimé à une bagatelle de 4 millions de dollars.

A première vue, cette somme paraît naturellement faramineuse pour un parti qui n’est plus que l’ombre de lui-même et dont on sait qu’il compte sur la générosité du parti au pouvoir, CNDD-FDD.

Maître dans le tripatouillage du processus électoral, c’est en effet ce parti présidentiel qui décidera, in fine, du sort des autres, y compris l’UPRONA.

Ses miettes sont déjà connues au fin fond du labo électoral estampillé CNDD-FDD.

Mais les leaders de cette aile encore docile de l’UPRONA veuillent y croire et mettre tout le paquet. «L’UPRONA veut remporter les élections de 2020, comme en 1961. Pour y arriver il y a des sacrifices à faire, y compris financiers. Croyez-le ou non, le train est déjà en marche et personne ne va l'arrêter. Les chiens aboient mais la caravane passe», sous signe d’anonymat, un des dirigeants de cette aile volontiers vassale du parti au pouvoir.

Courroucés par l’irréalisme qui entoure ce budget, certains militants crient à la dilapidation programmée des rares biens qui restent à l’UPRONA.

« Ce projet est une honte pour le parti. Ils ont surfacturé plusieurs choses. L'objectif est de vendre tous les biens du parti pour financer la campagne électorale et autres préparatifs liés aux élections de 2020. C'est un prétexte pour piller le parti et ses membres », déclare, indigné, un membre du directoire de ce parti.

Tableau qui montrent des sommes colossales prévues pour la campagne électorale pour un parti qui n'a récolté que 2,13% aux élections de 2015

«Ce projet est une fantaisie. Le groupe qui l'a conçu n'est pas connu de tous à part le président du parti Abel Gashatsi et le vice-président de la République, Gaston Sindimwo. Ils veulent partir, en ayant tout emporté avec eux », ajoute-t-il.

« Ils obligent aussi à chaque membre du parti de cotiser plus de 20 % de son salaire au risque de perdre son poste en cas de refus ».

Abel Gashatsi, président de l'UPRONA. Ce parti n'attire que de petites foules lors des meetings

Une bonne frange de militants de cette aile envisage migrer vers un autre parti politique pour aligner ses représentants en 2020. Les démarches sont en cours et le leader de ce parti déjà identifié comme futur point de chute des anciens gros poissons de l’UPRONA a déjà donné son aval.

#Sindimwo #UPRONA #Elections2020