• burundidaily

L’APRODH alerte sur un 4ème mandat de Pierre Nkurunziza en mai 2020


Carl De Souza / AFP | Pierre Claver Mbonimpa, président de l'Association pour la protection des droits de l'homme et des détenus. Photo prise le 19 mars 2015

L’Association burundaise de protection des droits humains et des prisonniers (APRODH) vient d’alerter l’opinion internationale sur un 4ème mandat consécutif du Président Pierre Nkurunziza, a-t-on appris d’une déclaration publiée mardi.

«Au cas où Pierre Nkurunziza violerait encore une fois la loi en se présentant pour un 4ème mandat, nous demandons une non reconnaissance internationale du scrutin et de ses résultats», a déclaré Pierre-Claver Mbonimpa, président de l’APRODH.

En outre, cette organisation demande «le blocage de toute forme d’aide et d’appui financier direct à l’Etat burundais» si Pierre Nkurunziza brigue son 4ème mandat présidentiel en mai 2020.

«Ces éléments de pressions restent valables au cas où Pierre Nkurunziza accepterait une alternance interne en l’absence des conditions optimales de tenue d’élections crédibles», a ajouté le président de l’APRODH.

Enfin, l’APRODDH demandent le déploiement des missions internationales (ONU, UA, CAE) d'observation policière et militaire pour «la sécurisation du processus électoral et la protection des leaders politiques, particulièrement ceux rentrant d'exil».

Le Burundi s'achemine vers un nouveau rendez-vous électoral au moment où plusieurs leaders de partis d’opposition et d’autres anciens poids-lourds du parti au pouvoir (frondeurs de 2015) sont encore en exil.

Le dialogue d’Arusha, qui devait déboucher sur un accord, n'a abouti à aucun compromis entre Bujumbura et les opposants radicaux.

Au pouvoir depuis 2005, l’actuel président Pierre Nkurunziza a déjà annoncé qu’il ne sera pas candidat. Mais d’aucun restent sceptiques : en décembre 2016, il a aussi déclaré lors d’une conférence publique que «Si le peuple l’exigeait, il allait obéir et se fera réélire encore».

Fin avril 2015, sa décision de briguer un 3ème mandat, jugé illégal par l’opposition et la société civile, a plongé le pays dans une grave crise émaillée de violences.

#Elections2020