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Le climat sécuritaire qui prévaut au Burundi n’est pas encore favorable à la «promotion du retour de


La situation de la sécurité au Burundi n’est pas encore favorable à « la promotion du retour des réfugiés » au Burundi, a déclaré mercredi dans un communiqué l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHC).

«Bien que la sécurité globale se soit améliorée, le HCR est d’avis que les conditions au Burundi ne sont actuellement pas propices à la promotion du retour des réfugiés» a fait remarquer l’agence onusienne pour les réfugiés.

«Des centaines de personnes fuient encore le Burundi chaque mois et le HCR exhorte les gouvernements de la région à maintenir les frontières ouvertes et l’accès à l’asile pour ceux qui en ont besoin» a-t-elle déclaré.

Cette déclaration intervient au lendemain d’un accord de rapatriement de «tous les réfugiés burundais vivant en Tanzanie» signé le week-end dernier entre les autorités tanzaniennes et burundaises.

Selon cet accord, les réfugiés burundais ont jusqu’au 1er octobre prochain pour «se faire enregistrer volontairement», sans quoi «des mesures adéquates seront prises» selon les termes de cet accord. Il précise, en outre, que les réfugiés des camps de Nduta et de Mtendeli, les seuls qui hébergent uniquement des Burundais, seront les premiers à être démantelés.

Le HCR demande plutôt les gouvernements de la Tanzanie et du Burundi «de s’engager à respecter les obligations internationales et de veiller à ce que tout retour soit volontaire, conformément à l’accord tripartite signé en mars 2018 ».

Pour rappel, cet accord tripartite signé en mars 2018 par la Tanzanie, le Burundi et le HCR souligne que « les réfugiés qui souhaitent rentrer de leur plein gré seront assistés » et que « ceux qui ne veulent pas seront protégés en terre d’exil».

Le Burundi n’a pas encore réagi à ces déclarations du HCR.

Lors d’une conférence de presse tenue mardi à Bujumbura, le Ministre burundais de l’Intérieur, Pascal Barandagiye a accusé le HCR «d’empêcher les réfugiés burundais de retourner dans leur pays».

«Le flux des réfugiés va de pair avec le flux des financements pour le HCR, le mouvement retour n’est pas bien vu », a-t-il déclaré.

Avec un effectif de plus de 183 mille personnes, la Tanzanie est le premier pays d’accueil des réfugiés burundais. Elle est suivie du Rwanda (71mille), puis la République démocratique du Congo, RDC (45 mille) et l’Ouganda (42mille).

Les autres sont éparpillés dans d’autres pays.

La quasi-majorité de ces réfugiés ont quitté leur pays, il y a plus de quatre ans, au lendemain de la crise politique et sécuritaire provoquée par décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, jugé illégal par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

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