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Au moins 15 cas de victimes de disparitions forcées en 5 mois au Burundi (ONG)


Au moins 15 cas de disparitions forcées ont été enregistrés entre mars et août 2019 au Burundi, a annoncé vendredi le Forum pour la conscience et le développement, une ONG burundaise des droits de l’homme.

«Le FOCODE a recueilli des informations et des témoignages sur une quinzaine de cas de disparitions forcées survenues entre mars et août 2019», a annoncé Pacifique Nininahazwe, président de cette ONG dans une déclaration publiée vendredi.

Cette déclaration intervient à l’occasion de la célébration, vendredi, de la journée internationale des victimes de disparition forcée.

Le FOCODE promet de publier de nombreux autres cas de disparitions forcées enregistrés ces dernières années au Burundi.

«Outre la quinzaine de cas survenus en 2019, plusieurs autres cas survenus entre 2015 et 2018 seront également publiés sur une période de 10 jours consacrés à la dénonciation de la pratique des disparitions forcées comme outil de la répression politique au Burundi», a déclaré Pacifique Nininahazwe.

Les victimes sont surtout des militants de l’opposition, en particulier les membres du parti CNL. «Quoique les autres groupes d’opposition ne soient pas épargnés, les militants du nouveau parti Congrès National pour la Liberté (CNL) sont dorénavant majoritairement ciblés», a aussi déclaré le Président du FOCODE.

Selon Pacifique Nininahazwe parmi les victimes se trouvent également «des militaires et civils soupçonnés de collaboration avec des groupes armés ainsi que des Imbonerakure (ligue des jeunes du parti présidentiel) soupçonnés de trahison restent également dans la ligne de mire».

Le FOCODE précise que les auteurs de ces cas de disparitions forcées sont «des agents du service national de renseignement (SNR), de la police nationale du Burundi (PNB), des membres de la ligue des jeunes Imbonerakure (parti au pouvoir) et de l’armée».

Depuis fin avril 2015, le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences, déclenchée par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

#Disparitionsforcées