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Elections 2020: bisbille autour de la mise en place des CEPI


Pierre Claver Kazihise (en lunettes), président de la CENI et président Nkurunziza Pierre

Plusieurs parts politiques burundais accusent la Commission électorale nationale indépendante, CENI, de les avoir exclus des Commissions électorales provinciales indépendantes, CEPI, récemment mises en place.

Seuls trois partis représentés dans les institutions à savoir le parti au pouvoir (CNDD-FDD), le Conseil national pour la liberté (CNL) et l’Union pour le progrès national (UPRONA) dominent en effet ces structures au niveau des provinces.

Même si le parti FRODEBU (Front pour la démocratie au Burundi) est le seul autre parti gratifié d’un Commissaire à Muramvya, il s’en plaît comme les exclus.

«C’est inadmissible que nous ayons un seul représentant alors que nous travaillons dans tout le pays», martèle son porte-parole, Phénias Nigaba.

Pour le CNL dont la popularité va crescendo, «c’est un mauvais départ pour la CENI dans la mesure où elle a mené cette opération de mise en place des CEPI avec les partis et ses autres partenaires du processus électoral», fait savoir Térence Manirambona, porte-parole du CNL.

«Il y a des partis politiques qui n’ont pas été représentés. Et la plupart des organisations de la société civile sont dans le giron du parti au pouvoir », ajoute-il.

Du côté de la société civile, c’est aussi le blues général car les OSC réellement indépendantes sont exclues. Ce qui, curieusement, n’émeut pas outre mesure les acteurs de la société civile pro-pouvoir et naturellement représentées dans les CEPI

«Quelle que soit leur organisation d’appartenance, l’essentiel est que la société civile soit représentée. L’erreur que nous faisons souvent est de toujours penser au moi», a déclaré Hamza Burikukiye, porte-parole de la plateforme intégrale de la société civile (PISC-Burundi).

Comme pour rassurer les exclus, la CENI explique que l’impossible représentation de tous les acteurs est due aux places limitées.

«Au regard des places disponibles, impossible que tous les partis politiques et les organisations de la société civile aient tous des membres dans une province », a indiqué Pierre Claver Kazihise, président de la CENI, lors de la présentation des listes à Gitega.

Selon lui, «le nombre de places dans les CEPI est « proportionnel au nombre de communes. «Nous avons plus de trente partis au Burundi», a-t-il rappelé.

D’aucuns craignent déjà des manœuvres de la CENI pour tripatouiller les prochaines élections de 2020.

#Elections2020 #CENI