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Faiseurs de pluie et beau temps: jeunes Imbonerakure accusés de rançonner des populations à Bujumbur


Comme l'ONU l'a déclaré dans ses rapports sur le Burundi, la milice des jeunes du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, devient une menace croissante pour la paix et la cohésion au Burundi.

Défendus par le parti au pouvoir qui prétend que ce groupe est simplement un groupe de jeunes patriotes, les imbonerakure ont progressivement acquis suffisamment de pouvoir pour imposer leur volonté non seulement aux citoyens ordinaires, mais également aux organes de sécurité du pays.

Les imbonerakure exécutent régulièrement des tâches réservées aux entités de sécurité. Ils se substituent aux forces de sécurité. Ils arrêtent, ils punissent, ils torturent et se livrent à des pratiques de corruption qui jadis étaient vus au sein des services de sécurité: demander le paiement de pots de vin allant jusqu'à demander des rançons.

Les habitants de la zone de Kamenge, au Nord de la ville de Bujumbura, spécialement les conducteurs de taxis-vélos, se lamentent du fait qu’ils sont obligés de verser de l’argent tous les jours aux jeunes Imbonerakure du parti au pouvoir avant de poursuivre leurs activités.

Selon des informations en provenance de cette entité administrative, ces jeunes exigent à tout conducteur de payer 500 Fbu. Et en cas de refus, selon toujours nos sources, ces jeunes confisquent le vélo. Et pour ne pas rater leurs cibles, ces Imbonerakure se positionnent dans plusieurs coins où passent les conducteurs de taxis-vélos.

Ces derniers, tout comme leurs familles et les habitants en général de cette zone de la commune Ntahangwa, sollicitent l’intervention de l’administration et de la police pour que ce rançonnement s’arrête. Ils s’inscrivent en faux contre leurs responsables qui ne lèvent pas leurs petits doigts devant une telle situation.

En matière des droits de l’homme, l’on évoque 5 personnes tuées au courant de la semaine dernière, deux victimes de violations basées sur le genre et 10 personnes arrêtées arbitrairement. Parmi les victimes, selon des activistes des droits de l’homme, il y a une femme et un nouveau-né tués.

Les mêmes défenseurs des droits de l’homme soupçonnent des jeunes affiliés au parti au pouvoir, des policiers, des agents du service secret et des administratifs d’être les auteurs de ces violations des droits humains. Outre les membres du Cnl, d’autres membres du parti Cndd-Fdd au pouvoir ont été également victimes de ces violations la semaine dernière. L’information n’est ni confirmée ni infirmée par l’administration ou la police

#Imbonerakure #CNDDFDD