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Opposition en exil : la pirouette de ceux qui rentrent chiffonne ceux qui restent


Anicet Niyonkuru, un burundais exilé depuis les années 1990s et reconverti en politique est rentré au Burundi comme politicien en exile en marge de la crise déclenchée en 2015

Au lendemain du retour au bercail de sieurs, Anicet Niyonkuru, Président du parti CDP et membres actif du CNARED, (Conseil National pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit), principale plateforme de l’opposition en exil, certains opposants en exil ne font pas mystère de leur déception mêlée d’un sentiment d’une certaine trahison.

C’est précisément ce que vient de déclarer Jérémie Minani, président du Rassemblement des démocrates burundais (RDB). Il met en garde tous ceux penseraient béatement à un retour de par conviction.

«Le retour de Monsieur Anicet NIYONKURU au Burundi n’est pas celui d’un opposant rentré d’exil mais celui d’un employé du gouvernement enfin de mission de détruire l’opposition en exil. C’est une bonne nouvelle pour toute l’opposition burundaise», a-t-il déclaré dimanche via son compte Facebook.

A son retour à Bujumbura, Anicet Niyonkuru était accompagné par Mamès Bansubiyeko, un autre opposant d’une saison.

Vu ses faits et gestes au sein du CNARED depuis sa création, Anicet Niyonkuru n’aura fait que pourfendre cette plateforme comme si cela relevait de ses missions non officielle. Jérémie Minani le rappelle à ceux qui l’auraient oublié.

« Sa première mission était d’ouvrir une fenêtre de communication entre la tyrannie sanguinaire du CNDD-FDD et leadership de ce qui s’appelait CNARED avec pour objectif d’arriver à acheter certains opposants en exil ».

Après la destruction par la communication, il a sapé le CNARED en le divisant sournoisement du dedans. « Sa deuxième mission était de semer la pagaille au CNARED et dans les partis membres du CNARED pour arriver à son implosion ». Pour tout corser, il s’est mis en mode espionnage.

« Sa troisième mission était l’espionnage qui a permis au régime burundais de prendre contrôle du CNARED ».

Quoi qu’il en soit, les autorités burundaises se réjouissent de ce retour.

«Mes hommages à tous les politiciens qui ont pris la sage décision de rentrer au Burundi afin de mieux préparer les élections de 2020 », a déclaré Willy Nyamitwe, conseiller principal du président Pierre Nkurunziza.

«Anicet Niyonkuru et Mamès Bansubiyeko, cerveaux du CNARED, ne sont ni les premiers ni les derniers à prendre le chemin du retour», a-t-il ajouté.

Les opposants burundais rentrent, officiellement, pour participer aux élections de 2020. Lesquelles font suite à celles de 2015 dont ils contestaient l’organisation. Le Burundi est encore sous le coup de la crise et des violences ayant émaillé ce dernier processus électoral.

#CNARED