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Malvenus en Tanzanie, les réfugiés burundais accueillis à bras ouverts en RDC


Alors que la Tanzanie a déjà opposé une fin de non-recevoir aux réfugiés burundais et accule tous ceux qui y ont pris refuge à déguerpir, la République démocratique du Congo (RDC) se montre plutôt accueillante vis-à-vis des Burundais fuyant l’aveugle répression du régime CNDD-FDD.

Le président de la République unie de Tanzanie, John Pombe Magufuli, a appelé les réfugiés burundais à rentrer, estimant que le Burundi a recouvré la paix et la tranquillité.

Plusieurs centaines de Burundais affluent en effet vers la RDC chaque jour, selon les statistiques de la Commission congolaise en charge des réfugiés. Tous ces Burundais sont installés dans les camps de transit de Sange et de Kavimvira situés dans le territoire d’Uvira au Sud-Kivu.

Selon le dernier rapport de cette Commission congolaise, «plus de 1.000 nouveaux réfugiés burundais sont enregistrés chaque jour, le camp de transit de Sange est surpeuplé, d'où plus de 300 nouveaux arrivants ont été transférés à Kavimvira».

La Commission précise en outre qu’une une large majorité de ces réfugiés sont «des militants du parti Conseil National pour la liberté (Cnl)».

« Ils sont victimes du harcèlement et des intimidations proférées par les jeunes du parti au pouvoir, Imbonerakure, des administratifs à la base et des forces de l’ordre ». Certaines femmes font savoir que « leurs maris sont portés disparus ».

La plupart de ces demandeurs d’asile proviennent des provinces de Cibitoke (Nord-ouest), de Bubanza (Ouest), de Kayanza (Nord), Ngozi (nord) et de Kirundo (Nord).

Du côté du Burundi, les autorités observent un silence assourdissant autour de ces nouvelles vagues de départs. Elles s’attellent plutôt à un vaste tapage médiatique autour des réfugiés refoulés de Tanzanie suite à un accord de la honte entre le Burundi et la Tanzanie.

Les autorités burundaises et tanzaniennes ont en effet signé, en août dernier, un accord de rapatriement de tous les réfugiés burundais vivant en Tanzanie à partir de ce mois d’octobre.

Cet accord a été dénoncé par le HRC et les militants des droits de l’homme.

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