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La police burundaise se requinque pour mieux affronter le prochain rendez-vous électoral : un millie


Consciente de son rôle pivot dans la survie du système CDDD-FDD, la police burundaise s’ouvre aux nouveaux éléments pour mieux se requinquer à la veille des élections controversées de 2020. Au moins 1000 nouveaux agents policiers seront ainsi recruter avant la fin de cette année.

Cette annonce a été faite par Pierre Nkurikiye, porte-parole de ce corps inféodé au parti présidentiel et comptable de tous les grands maux qui marqueront à jamais la grande Histoire du Burundi postmoderne. Officiellement, cette mesure rentre dans un cadre général de «renforcement des capacités» de la police burundaise.

«La police est sur le point de recruter des agents, un millier au total, dans le cadre du renforcement des capacités de ce corps», a déclaré Pierre Nkurikiye.

Mais ceux qui suivent au quotidien l’évolution de la situation politico-sécuritaire et socioéconomique du Burundi savent pertinemment qu’il s’agit plutôt d’une excellente occasion de l’ouvrir officiellement ce corps aux jeunes de la milice Imbonerakure (appendice du parti présidentiel) afin de les outiller/entrainer pour mieux traquer les opposants ou d’autres voix discordantes.

«Les inscriptions débuteront le 30 octobre pour prendre fin le 7 novembre de cette année. Elles auront lieu dans les chefs-lieux de toutes les communes du pays et chaque personne qui le désire va se faire inscrire dans sa commune d'origine», a-t-il ajouté.

Créée en 2003, la police nationale du Burundi, PNB, résulte d’un brassage d’ancienne gendarmerie du Burundi et éléments issus des mouvements armés dont l’actuel parti présidentiel, CNDD-FDD. Elle compte officiellement près de 23.000 hommes/femmes.

Mais elle a aussi en son sein des milliers de jeunes Imbonerakure qui sèment le chaos dans le pays.

L’ONU a déjà qualifié de « milice » cette ligue de jeunes Imbonerakure en raison de ses nombreuses exactions sur les civils.

#Police #Elections2020