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Elections de 2020 : Auront-elles lieu ? Rien n’est moins sûr


A cinq mois des élections générales annoncées au Burundi, le doute est encore total sur le respect de cet agenda au vu de la situation sociopolitique et sécuritaire qui prévaut dans le pays et que les autorités tentent d’occulter.

Même si la presse locale est drastiquement muselée et sommée de n’être qu’une caisse de résonance du régime, les médias du monde libre, lèvent le coin de voile sur certains paramètres endogènes qui font que le rendez-vous électoral de 2020 reste un leurre.

Dans un article publié ce week-end, le Journal «La Libre Belgique» s’interroge : La présidentielle de 2020 aura-t-elle lieu au Burundi ?

D’entrée de jeu, le journal belge répond négativement à sa question de base. Et pour cause. La situation est chaotique à tout point de vue, n’en déplaise aux caciques du régime.

Conscient de son impopularité, le pouvoir pourrait annuler les scrutins.

« L’impopularité du CNDD-FDD est si grande que d’aucuns s’attendent à une suppression des scrutins de mai (présidentiel, législatif, communal). Le prétexte pourrait aisément être trouvé », indique la journaliste Marie France Cros.

D’où le verrouillage de l’espace politique. « Politiquement, bien que le pouvoir affirme que le calme est revenu et que les réfugiés doivent rentrer au pays, les entraves sont systématiques pour empêcher le fonctionnement des partis d’opposition qui n’ont pas pris la route de l’exil: réunions, congrès, meetings, création d’une permanence – tout est interdit sous un prétexte ou l’autre, chaque activité d’un parti devant être autorisée par le ministère de l’Intérieur ou l’administration provinciale ou locale, si l’activité se déroule quand même, les Imbonerakure intimident ou battent les récalcitrants – voire les tuent – ou incendient leurs locaux. De nombreuses personnes disparaissent » poursuit Cros.

A cela s’ajoute la crise économique qui contribue à la fatigue de la population.

« Tous les prix augmentent, en raison de la rareté des devises. Celle-ci s’explique par la suppression des aides bilatérales au gouvernement, sanctionnant ses exactions; en outre, la diminution du contingent burundais sous casque blanc en Somalie pour le compte de l’Union africaine a privé le régime d’importantes rentrées en devises ».

Courroucé par cette description de la situation qui prévaut au Burundi à la veille des élections, Willy Nyamitwe, conseiller du président Pierre Nkurunziza a dénoncé une campagne de mensonges sur le Burundi. « Média de la haine et de propagande en Belgique, la Libre Belgique poursuit sa descente aux enfers dans une infructueuse campagne de mensonges sur le Burundi par le truchement d’âneries d’une certaine Marie-France Cros », a-t-il déclaré sur twitter.

#CNDDFDD #PierreNkurunziza #Elections2020