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Elections libres et équitables au Burundi? Personne n'y croit sauf le CNDD-FDD


Le Parlement européen vient d'adopter aujourd’hui une résolution condamnant la dégradation continue de la situation des droits humains au Burundi surtout dans cette période préelectorale. 

Il a également appelé les autorités à libérer sans conditions et immédiatement les quatre journalistes du groupe de presse Iwacu et à abandonner les poursuites judiciaires engagées contre eux. 

Le Parlement européen appelle aussi à la libération de toutes les autres personnes arrêtées pour avoir exercé leurs droits fondamentaux.  

Le parlement européen reconnait tout de même que les mesures prises contre le régime de Gitega ont peu d'impacts. 

 Ayant suspendu le soutien budgétaire direct au gouvernement et  imposé des sanctions ciblées contre quatre individus soupçonnés d’être impliqués dans la répression de la dissidence qui a suivie l'annonce de Pierre Nkurunziza qu'il allait briguer in 3ème mandat, le constat est que rien n'a changé dans le domaine des droits humains. En effet, ceux qui sont accusés de crimes graves sont régulièrement promus par le régime qu'ils servent et défendent. L’un de ces individus visés par les sanctions, le colonel Gervais Ndirakobuca, a été récemment nommé directeur du service national de renseignements du pays.

Le parlement européen s'insurgent contre les autorités locales et les membres tristement célèbres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir qui frappent, menacent des personnes et restreint leur accès aux services essentiels pour les contraindre à « donner » de l’argent pour financer les élections. Ces forces répressives du régime commettent des abus généralisés contre l’opposition.

Selon les députés européens, la répression actuelle compromet la crédibilité des élections à venir.