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Le régime de Gitega brise enfin le silence sur la famine: plus de 50% d'enfants atteints


Un enfant atteint par la malnutrition. Photo d'illustration Cette fois-ci, ce n'est pas une des organisations internationales -celles que le régime de Gitega taxe d'entreprises de colons- qui l'annoncent. C'est le ministre de la santé publique qui l'annonce devant les députés. Le ministre ne se base non plus sur les statistiques des "colons", il évoque les chiffres de l'Agence nationale des statistiques, ISTEEBU Il reconnait donc que malgré les denis observés surtout depuis 2015, la faim fait rage au pays. Dans tout autre pays, quand plus de 50% de la population est frappé par la famine et malnutrition, des measures urgentes s'imposeraient pour essayer de trouver des solutions. Au Burundi, il ne faut même pas oser en parler à défaut d'être accusé de ternir l'image du pays et de son guide suprême et Eternel. Même nos députés n'avaient pas convoqué le ministre Thaddée Ndikumana pour s’exprimer au sujet des épidémies de famine, de malnutrition ni de paludisme; ils voulaient plutôt qu'il s'exprime sur un don de financement de la Banque Mondiale offert à son ministère pour faire face aux problèmes de la petite enfance et la maîtrise démographique. Ce sont ces mêmes députés qui nous diront demain que le Burundi s'autosuffit et que nous n'avons point besoin ni d'aide ni de dons et encore moins de crédits. Parler ou écrire sur ces chiffres évoqués par le ministère de la santé est vu par le régime et ses amis comme un acte qui vise à "ternir l'image du pays".