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Pierre Nkurunziza vide la caisse commune à sa sortie : Un milliard de Fbu comme prime à la casse

Mis à jour : févr. 5

Si tenté que Pierre Nkurunziza se retire ce dimanche pour passer le témoin à l’un des siens comme il l’a juré à maintes reprises, tout semble indiquer qu’il veut d’abord assurer ses arrières.

Il entend en effet se servir une bonne fois pour toutes dans la caisse de l’Etat (ou ce qui en reste) qu’il a pompée quinze ans durant.

C’est ainsi que l’Assemblée nationale vient de lui confier une cagnotte d’un milliard de francs burundais comme prime d’un ancien chef de l’Etat.

C’est prévu dans le projet de loi portant statut du chef d’Etat à l’expiration de ses fonctions, massivement adopté par les députés ce mardi.

« Le Chef de l'état est une personnalité importante pour le pays. Ainsi, durant l'exercice de ses fonctions et même à l'expiration de celles-ci, il mérite d'être traité avec dignité sur tous le plans », a martelé Aimée Laurentine Kanyana, Ministre burundais de la justice et de la protection civique.

Mais les anciens présidents burundais ne s’équivalent pas.

« La légitimité d'un Chef d'état dépend de la façon dont il a accédé au pouvoir. Un président qui a accédé au pouvoir par un coup d'état ne mérite pas des égards », a précisé la ministre devant une centaine de députés des une bonne frange est a priori acquise à sa cause car issue du CNDD-FDD comme le président dont il est question, Pierre Nkurunziza.

« Un Président qui a accédé à ces fonctions par un simple consensus d'un groupe de politiciens n'a pas la même considération qu'un Président élu démocratiquement au suffrage universel direct », a-t-elle ajouté.

Pierre Nkurunziza pourra donc continuer à tutoyer la pauvreté, autant que la famille de feu Melchior Ndadaye. « Parmi les avantages votés pour ces deux présidents, une enveloppe de 1 milliard de Fbu et la construction d’un palais dans la localité de leur choix au Burundi avec des fonds publics ».

Tant pis pour les familles des six autres anciens présidents burundais à savoir Michel Micombero, Jean Baptiste Bagaza, Pierre Buyoya, Cyprien Ntaryamira, Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye.

Ces derniers ne bénéficieront rien pour n’avoir pas accédé au pouvoir par voies électorales.