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Pierre Nkurunziza subjugué par de désirs philosophiquement «vains».


Nkurunziza Pierre, président en exercise reçoit des avantages faramineux avant sa retraite

Le Président burundais Pierre Nkurunziza constitue à lui seul un véritable cas d’école pour illustrer parfaitement l’incantation des « désirs vains » selon la conception épicurienne. Alors qu’il croule encore sous le poids de moult cadeaux arrachés au peuple qu’il a trop appauvri, le voilà qui quémande encore mille million de francs burundais et autres avantages inouïs avant de quitter le palais. Il est totalement subjugué par des désirs vains. Le philosophe Epicure définit les désirs vains comme étant « ceux qui vont au-delà de la limite inhérente à la nature ; ils comportent l’illimité, et, par là, s’opposant à la limite, s’opposent à la nature. Dès lors qu’ils nous engagent dans une poursuite sans fin, ils n’ont pas de sens, sont sans objet et vides ». L’âme de Pierre Nkurunziza est en proie à un mal radical, au regard de la description qu’en fait Kant, un autre philosophe de renom. En effet, les maladies de l’âme qui dérivent toutes d’un mal radical (c’est-à-dire le mal à la racine – de l’âme), à savoir l’égoïsme : la soif de posséder ; la soif du pouvoir ; la soif des honneurs. « Ces trois types de désirs visent tous un objet qui ne peut jamais être atteint car pour ceux qui sont possédés par de telles inclinations, il n’y a jamais assez de biens (matériels), de pouvoir ou d’honneurs », explique le Philosophe. Pierre Nkurunziza se retrouve assez bien dans ce cadre tracé longtemps avant sa naissance. Les députés ont vu juste. Pour inciter Pierre Nkurunziza à quitter le palais présidentiel qu’il squatte illégalement depuis fin 2015, ils lui ont beaucoup donné.

Une allocation d’environ 500 000 euros qu’il recevra dès qu’il aura quitté le pouvoir. une villa de « très haut standing » construite dans une localité de son choix, ainsi que le salaire et l’intendance du vice-président durant les sept premières années, sans oublier une multitude d’autres avantages de toutes sortes.

Enfin sur le plan judiciaire, il continuera à bénéficier d’un privilège de juridiction devant la Cour suprême et surtout, il va continuer de bénéficier des mêmes dispositions spéciales qui « protègent l’honneur, la dignité et l’intégrité physique du chef de l’État » en exercice, et qui prévoient de lourdes sanctions dans ces cas-là. Ainsi qu’un système de sécurité approprié. Reste à savoir si ses appétits gloutons et inassouvissables seront pour autant calmés.