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Un changement est possible: Evariste Ndayishimiye n'est pas Nkurunziza


Dans un Burundi polarisé, la plupart refusent de regarder au-delà des lignes ethniques ou régionales. Selon ceux qui regardent à travers les lentilles ethniques, le candidat du CNDD-FDD (et très probablement le futur président du Burundi), le général Evariste Ndayishimiye n'est qu'un hutu incapable de regarder au-delà de son groupe ethnique. Une journee après sa nomination comme candidat présidentiel pour le compte de la  formation politique la plus forte du pays, il y a déjà des efforts pour ternir son image. Des photos qui prétendent montrer sa participation dans une formation para militaire dans la milice de génocidaires rwandais interahanwe circulent sur les réseaux sociaux. Or ceux qui le connaissent savent bien que c'est un montage grotesque.  Et pour ceux qui regardent les choses d'un point de vue régional, Evariste Ndayishimiye est accusé d'avoir remporté une place qui aurait dû revenir à quelqu'un de la région ouest du pays. Parmi eux abondent les partisans du président de l'Assemblée nationale Pascal Nyabenda.

Si des preuves étaient nécessaires pour montrer que les problèmes burundais ne sont pas purement éthniques, en voici ici. Comment des hutus membres d'un même parti politque seraient contre un hutu juste parce qu'il n'est pas de leur région? La réponse est simple: l'éthnie n'y est pour (presque) rien.  Enfin, il y a ceux qui ne voient aucune différence entre Nkrurunziza et Ndayishimiye. Ils affirment qu'il a été choisi par son prédécesseur pour poursuivre sa politique et affirment sans preuve qu'il sera sous le contrôle de Nkurunziza. On dirait alors qu'Evariste Ndayishimiye ne peut pas bénéficier du doute. Il semble qu'il n'obtiendra aucune période de lune de miel que les nouveaux dirigeants ont généralement tendance à obtenir. Ainsi va le Burundi, sur ses pistes polarisées.