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L'Olucome s’insurge contre les avantages inouïs accordés au Chef de l’Etat en fin de mandat


Gabriel Rufyiri président de l'OLUCOME

L’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques reste sans voix au vu des avantages inouïs que l’Assemblée nationale du Burundi vient d’approuver pour le président burundais, Pierre Nkurunziza, qui, après 3 mandats consécutifs dont un illégal, aura droit à un précieux matelas d’un milliard de Fbu.

Gabriel Rufyiri, Président de l’OLUCOME, n’a pas assez de mots pour condamner ce cynisme. Ecœuré, il convoque une disposition constitutionnelle relative aux biens publics.

« Les biens publics sont sacrés et inviolables. Chacun est tenu de les respecter scrupuleusement et de les protéger. Chaque Burundais a le devoir de défendre le patrimoine de la nation. Tout acte de sabotage, de vandalisme, de corruption, de détournement, de dilapidation ou tout autre acte qui porte atteinte au bien public est réprimé dans les conditions prévues par la loi », a-t-il déclaré dans un communiqué au vitriol.

Le Président de l’OLUCOME a du mal à comprendre comment un président qui a anémié l’économie du pays et détruit son tissu social peut avoir droit à de tels égards.

« Comment un pays classé parmi les 4 plus pauvres au monde, dont 72,9 % de la population vivent en dessous du seuil de la pauvreté, avec une croissance économique presque nulle et un taux élevé de chômage, plus de 65%, peut accorder des avantages si élevés à une seule personne après avoir passé 15 ans au pouvoir en train d'accumuler des richesses inexplicables? » Se demande le président de l'OLUCOME.

Pour le respect des Burundais et pour éviter d’empirer une situation déjà calamiteuse, l'Olucome exhorte les partis politiques à déclarer solennellement qu'ils vont réviser cette loi lorsqu'ils seront au pouvoir.

Il attire l’attention de la population sur l’égoïsme outrancier de la classe dirigeante.

« La vraie cause des violations des droits de l'homme est cet attachement aux intérêts personnels en lui et place du gain collectif.»