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Présidentielle 2020: Scènes de liesse qui ont suivi la désignation du général Evariste Ndayishimiye

Mis à jour : févr. 5

Militants du CNDD-FDD ou pas, les Burundais sont encore nombreux à se demander le réel ressort des scènes de liesses qui ont suivi l’élection du général Evariste Ndayishimiye, secrétaire général du CNDD-FDD comme prochain candidat à la présidentielle de mai 2020.

S’agit-il d’un attachement immodéré à cet ancien rebelle qui tient les manettes du parti ? S’agit-il d’une joie réelle et profonde de voir enfin Pierre Nkurunziza éjecté en douceur du palais ? Difficile de deviner.

Dans tous les cas, les vagues de manifestations "spontanées" observées à Bujumbura et rapportées par les médias locaux depuis les provinces auront été moins agressives que d’habitude.

La participation moins massive qu’à l’accoutumée. Signe que le mot d’ordre était flou. Sinon, le centre de commandement des jeunes Imbonerakure se cherche encore. Pour rappel, le général Evariste Ndayishimiye a été désigné, dimanche, candidat officiel du CNDD-FDD.

Il a été élu lors d’un congrès extraordinaire organisé dimanche à Gitega. Au grand dam de ses concurrents, à savoir Pascal Nyabenda, Joseph Butore et Gabriel Nizigama.

Le Premier vice-président du Burundi issu du parti UPRONA (Union pour le Progrès National) s’est empressé pour féliciter le candidat du parti au pouvoir. « Nous félicitons très chaleureusement le Général-Major Évariste Ndayishimiye, actuel Secrétaire Général du Parti CNDD-FDD, choisi ce 26 janvier 2020 lors du congrès tenu à Gitega pour représenter ce parti aux élections présidentielles du 20 mai 2020 », a-t-il déclaré via twitter.

Ancien rebelle comme Pierre Nkurunziza (Président sortant), Evariste Ndayishimiye a successivement été, ministre de l'intérieur, chef de cabinet militaire à la présidence de la République, puis Secrétaire Général du CNDD-FDD.

Etant donné que le CNDD-FDD a dynamité toute l’opposition et muselé les médias libres et la société civile, c’est le principal favori de l’élection présidentielle prévue le 20 mai prochain. Il remplacera ainsi Pierre Nkurunziza au pouvoir depuis 2005.

En 2015, sa candidature à un 3ème mandat présidentiel jugé illégal a plongé le pays dans une grave crise.