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Chaos et discrimination dans la filière café: Le système CNDD-FDD annule quatre organisations

Mis à jour : févr. 5

Le système CNDD-FDD aime tellement les pauvres qu’il ne cesse d'en créer au Burundi. C’est uniquement dans cet élan que le Ministre en charge de l’agriculture, Déo Guide Rurema, a annoncé mercredi, la radiation de quatre organisations des intervenants dans la filière café.

Il s’agit des organisations ou entités suivantes : Intercafé Burundi, CENAC-MURIMA W’ISANGI ; SOGESTAL et SODECO.

« Le Gouvernement a décidé de radier ces organisations car elles sont à l’origine de la faillite de la filière café, ce sont ces organisations qui ont volé de l’argent à l’Etat et aux producteurs de café », a déclaré le ministre. Cette mesure est irrévocable, a-t-il précisé.

La décision est tout, sauf banale. Car derrière toutes ces organisations se trouvent des centaines de familles qui ne savent plus à quel saint se vouer.

C’est le chômage et la galère qui s’annonce, particulièrement pour les quelques tutsis qui prestaient au sein de ces organisations bannies.

Visiblement, la logique qui sous-tend cette stratégie de forcer certaines organisations à mettre la clé sous le paillon est la même : laisser en vrac tout le personnel sur le carreau quitte à en repêcher ensuite certaines personnes dont le profil correspond au portrait-robot d’un Mwenegihugu.

C’est précisément cette brèche qu’a bien annoncée le Ministre Déo Guide Rurema lors de son point de presse organisé mercredi à Bujumbura.

Toutes ces organisations fermées peuvent approcher l’ODECA (organisation pour le développement de la filière café, qui remplace Arfic ou agence de régulation de la filière café) pour voir comme réorienter leurs activités.

Ces quatre sociétés rejoignent donc bien d’autres entreprises publiques et privées que le régime CNDD-FDD a coulé en quinze de règne.

Sa plus célèbre victime reste le COTEBU (Complexe textile de Bujumbura), l’ex-fleuron de l’industrie textile du Burundi qui employait près de 2000 personnes.