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Après la pluie, la pluie: Le prochain Président pourra-t-il désembourber le Burundi?



L’Initiative pour les droits de l’homme au Burundi (IDHB) ne s’en cache pas : Le général Evariste Ndayishimiye, candidat du parti au pouvoir très probable candidat président aura du mal à être le véritable homme de la situation.


Dans un épais rapport publié mardi, cette ONG qui vise à documenter l’évolution de la situation des droits humains au Burundi a déclaré que le Général Ndayishimiye sera confronté à un défi considérable s'il est élu président en mai 2020.


« Il héritera de la direction d'un pays où sévit la violence politique ; où l'économie est en ruine ; où un profond ressentiment s'est développé parmi certaines couches de la population ; et où le système de santé peut peiner à faire face à la propagation potentiellement dévastatrice du corona virus», a fait remarquer cette organisation.


Pour renverser les perspectives, il devra «marcher sur une dangereuse corde raide dans les hautes sphères du parti au pouvoir».


Il est en effet issu d’un parti ayant des antécédents d'abus graves et persistants des droits humains. « Des membres de sa ligue des jeunes ont attaqué, tué et maltraité leurs opposants politiques en toute impunité, et continuent de le faire en 2020».


A la tête du CNDD-FDD depuis 2016, le général Evariste Ndayishimiye semble «avoir été incapable ou peu enclin à faire cesser ces abus, malgré ses promesses publiques de mettre fin à l'intolérance politique».


Après la pluie, la pluie. Le Burundi risque d’être victime du caractère volontiers pusillanime de son futur Président.


« À la fois civil et militaire, il est à l’aise dans les deux mondes. Malgré son ascension au sommet du parti, certains le décrivent toujours comme un homme ouvert et sans prétention qui est resté simple. En même temps, ils brossent le portrait d'un leader manquant de détermination et craignant de prendre des décisions controversées».


La toile de fond des prochaines élections au Burundi reste faite de violence politique persistante, en grande partie commise par des agents de l'État et des membres de la ligue des jeunes du CNDD- FDD, les Imbonerakure, à l’encontre des opposants politiques.