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Budget 2020/2021 : L’OLUCOME dénonce l’irréalisme de la planification

Le budget général de l’Etat, exercice 2020/2021, est tout sauf réaliste, s’indigne Gabriel Rufyiri, président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques, OLUCOME.

« Le gouvernement approuve un budget sans tenir compte des problèmes auxquels font face les citoyens », a-t-il déclaré.

Le Conseil des ministres vient d’analyser le projet budgétaire pour l’exercice 2020/2021. Selon Prosper Ntahorwamiye, porte-parole et secrétaire général du gouvernement, le gouvernement mettra le paquet pour maximiser les recettes fiscales et financer le budget.

« De nouvelles mesures seront prises en vue d’élargir l’assiette fiscale, lutter contre la fraude et l’évasion fiscale, renforcer le recouvrement des arriérés, et maîtriser les exonérations », a déclaré, Prosper Ntahorwamiye le secrétaire général du gouvernement et porte-parole du gouvernement.

Pour l’année budgétaire 2020/2021, qui commence au mois de juillet 2020, les ressources totales du budget général de l’Etat sont estimées à 1.415,51 milliards de BIF contre 1.327,08 milliards de BIF pour l’exercice 2019-2020, soit une augmentation de 6,66%.

Gabriel Rufyiri s’en émeut. «Les dépenses budgétaires ne cessent d’augmenter. Plus de 90% du budget finance le fonctionnement des services de l’Etat.»

Les dépenses ont été revues à la hausse par rapport à l’exercice précédent. Elles passent de 1516,4 milliards BIF en 2019/2020 à 1569,3 milliards BIF, soit une hausse de 3,4%.

Selon Prosper Ntahorwamiye, la politique budgétaire du Burundi continuera à porter sur la mise en œuvre du Plan National de Développement 2018-2027.

« C’est dans cet esprit que la préparation du budget 2020/2021 a été faite sur base des priorités envoyées par les différents ministères et institutions».

Le président de l’OLUCOME estime que les autorités burundaises devaient se rendre à l’évidence et reconnaitre que l’économie nationale n’est plus que l’ombre d’elle-même.

« C’est indéniable, les devises sont rares. Les importateurs ne peuvent pas trouver sur le marché un montant suffisant de devises pour importer. L’enveloppe de paiement en espèces des importations a été amenuisée.

En 2019 à 2020, elle passait de 40 à 5 mille dollars américains. En outre, le récent rapport de la BRB montre que les réserves en devises ne cessent de dégringoler », a-t-il conclu.