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Bujumbura rural: Les partisans de Rwasa sommés de ne pas célébrer sa candidature à la présidentielle

Qu’en sera-t-il si, d’aventure, Agathon Rwasa, principal opposant du régime burundais sortait vainqueur de l’élection présidentielle du 20 mai 2020 ?

Tout semble indiquer qu’il ferait mieux de rater ce scrutin pour éviter à son bateau de couler avec armes et bagages.

Les signes avant-coureurs d’un bain de sang plus que certain ont été observés ce dimanche lors de la désignation de ce leader du Congrès national pour la liberté (CNL) pour porter ses couleurs lors de la prochaine élection présidentielle.

Ses partisans avaient été sommés de rester cloitrés chez eux et de ne pas exprimer le moindre sentiment d’allégresse à l’annonce de la désignation du candidat Agathon Rwasa. Les militants du CNL sont inconsolables, en particulier dans Bujumbura rural, fief du CNL. Les jeunes Imbonerakure de cette contrée les ont forcés à considérer la désignation de leur Poulin comme un non-événement.

En effet, après le choix d’Agathon Rwasa comme candidat du parti Congrès National pour la Liberté (CNL) pour l’élection présidentielle de 2020, des membres du CNL de la province de Bujumbura dans les communes de Kanyosha et de Kabezi qui avaient prévu de célébrer la désignation de leur candidat ont été sommés de calmer. « On s’était organisé et on avait fait des cotisations pour partager un verre afin d’immortaliser l’événement qui coïncidait avec le premier anniversaire de notre parti.

À l’aube de ce dimanche, des ménages des leaders du CNL ont été attaqués, nous avons été tabassés, des femmes ont été violentées, on a reçu l’ordre de ne pas quitter nos maisons jusqu’à 19 h.

Des imbonerakure patrouillaient devant nos maisons, on a vécu un vrai calvaire », témoigne Stany de la localité de Kiyenzi en commune de Kanyosha dans la province de Bujumbura. La situation n’était pas guère différente dans la commune de Kabezi où certains congressistes ont été empêchés de faire le déplacement vers le lieu du congrès. «Tôt le matin, des jeunes Imbonerakure avaient installé des barricades sur les routes principales menant vers la RN3.

Toute personne qui portait l’uniforme du parti CNL était arrêtée, tabassée et renvoyée chez elle. Il y en a même qui ont été dépouillés de leurs biens comme l’argent liquide et les téléphones.

On a dû changer de tenue pour passer par des passerelles et vallées afin d’arriver en mairie de Bujumbura», a indiqué Firmin, un leader des jeunes du CNL à Ruziba dans la zone de Kanyosha dans la municipalité de Bujumbura.